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Propos humiliants, misogynes et à connotation raciste sur CNews : Je saisis l’Autorité de Régulation

« Je préfère la Traviata à cette chanteuse énorme, malienne » : Voici les propos scandaleux tenus et assumés par un chroniqueur à propos d’Aya Nakamura dans l’émission « L’Heure des Pros » diffusée sur CNews, lundi 23 février.

En 2026, en France, sur une chaîne d’information en continu, une chanteuse française en est réduite à sa corpulence et à son origine. 

Ces mots ne sont pas seulement choquants. Ils sont, dans le ton employé, humiliants, misogynes et à connotation raciste. 

Il aura fallu 45 minutes pour que l’animateur revienne sur ces propos inacceptables et demande au chroniqueur de s’excuser. Lequel finit par concéder du bout des lèvres : « Je vais présenter mes excuses parce que vous me le demandez, mais j’ai été formé à l’école de l’honnête homme {…} j’appelle un chat un chat ». 

La liberté d’expression n’est pas un permis d’insulter. En France, la diffamation, la discrimination, les allusions racistes ne sont pas des opinions, ils sont des délits. 

Banalis­er, c’est légitimer. Et l’histoire nous l’a appris : la violence des mots prépare toujours la violence des actes.

Je refuse que certaines émissions de télévision deviennent des tribunes pour la haine ou le mépris. Dans cette période où les haines sont nourries par les discours des extrêmes, nous avons chacun une responsabilité.

Pour ces propos inacceptables, j’ai saisi, ce vendredi 27 février, l’ARCOM, l’Autorité de Régulation de la Communication Audiovisuelle sur le fondement de :

– La loi du 30 septembre 1986 relative à la liberté de communication, notamment son article 1er qui impose le respect de la dignité de la personne humaine ;

– L’article 2-2-1 de la convention liant CNEWS à l’ARCOM, imposant une maîtrise de l’antenne et interdisant les propos pouvant inciter à la discrimination ;

– La Charte d’éthique journalistique, qui exige honnêteté et respect dans le traitement de l’information.

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Parcoursup : Je demande aux députés qui entretiennent le mythe du « grand méchant algorithme » de cesser d’alimenter les peurs 

J’ai pleinement conscience, à travers mes échanges avec les jeunes et leurs familles, que le moment des choix sur Parcoursup est une période extrêmement stressante. Les lycéens ont le sentiment que leur vie entière se joue en quelques clics.

Lors de d’examen du rapport de la mission sur Parcoursup menée à l’Assemblée nationale, j’ai tenu à m’adresser aux députés qui entretiennent le mythe du « grand méchant algorithme » qui choisit à la place des étudiants. 

Le rapport rappelle que « Parcoursup ne sélectionne pas les candidats. Ce sont bien les enseignants des établissements de l’enseignement supérieur, au sein de commissions ad hoc, qui analysent les candidatures et classent les candidats. »

Lien vers le rapport : https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/17/documents/parsup/l17n771491814_document.pdf 

Ce faux argument est tristement utilisé par un certain nombre de députés pour alimenter les peurs. Je leur ai demandé de cesser de faire de l’inquiétude des jeunes leur instrument politique. 

L’avenir de nos jeunes est l’avenir de la France. Ils méritent plutôt notre engagement. 

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Débat sur les limites actuelles et perspectives d’améliorations du système d’orientation post-bac

L’Université connaît, depuis une quinzaine d’années, une croissance continue et soutenue du nombre d’étudiants, qui met à l’épreuve ses capacités d’accueil et son modèle de formation.

Lors du débat sur « les limites actuelles et perspectives d’améliorations du système d’orientation post-bac » à l’Assemblée nationale, j’ai alerté le ministre sur plusieurs enjeux.

L’accès à l’université sans discernement est une erreur. Il faut avoir la lucidité de dire que tous les bacheliers n’ont pas les compétences ou l’autonomie suffisantes pour poursuivre un cursus universitaire. Non pas par manque de mérite ou de capacité, mais simplement parce que leurs compétences méritent d’être approfondies ou parce que leur talent s’exprime ailleurs.

Combien d’étudiants intègrent l’université par défaut, sans projet structuré, sans appétence pour des études longues ? 

Combien sont mal orientés, insuffisamment préparés à des cursus où ils ont peu de chances de réussir ? 

En premier cycle universitaire, seul un étudiant sur trois obtient sa licence en trois ans. Moins d’un sur deux là réussit en 4 ans.

Cet échec est plus souvent un échec d’orientation qu’un véritable échec scolaire. Il a cependant un coût humain et financier pour les jeunes et leurs familles, pour les universités et pour l’avenir de notre pays.

La réussite de notre jeunesse ne se mesure pas à l’obtention d’un diplôme universitaire ou celui d’une grande école. 

La France a autant besoin de techniciens qualifiés, d’artisans compétents, d’ouvriers spécialisés que de cadres supérieurs ou d’ingénieurs de haut niveau.

Redonner du sens à l’accès à l’enseignement supérieur, c’est redonner du sens au processus d’orientation, en reconnaissant qu’il existe mille façons de réussir sa vie.

La réussite de notre jeunesse se mesurera à la qualité de toutes nos formations publiques, à la capacité des jeunes à trouver leur voie et de s’y épanouir. 

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« 𝗖𝗲 𝗾𝘂𝗲 𝘃𝗼𝘂𝘀 𝘃𝗲𝗻𝗲𝘇 𝗱𝗲 𝗳𝗮𝗶𝗿𝗲 𝗲𝘀𝘁 𝗮𝗯𝘀𝗼𝗹𝘂𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗶𝗴𝗻𝗼𝗯𝗹𝗲 𝗲𝘁 𝗮𝗯𝗷𝗲𝗰𝘁 »

Merci Monsieur le Premier ministre pour cette mise au point. Il n’y a aucune violence acceptable. Par la haine qu’elle attise, que la France Insoumise mesure sa responsabilité dans le climat de violence qui s’installe dans le paysage politique et dans le pays !

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Douanes (6)

Création d’une commission d’enquête sur les dysfonctionnements de prise en charge des signalements d’inceste 

Chaque année, 160 000 enfants sont victimes de viol ou d’agression sexuelle. Dans 77% des cas ces actes abominables ont lieu au sein même de la famille.

33 % des plaintes pour viols incestueux et 39 % des plaintes pour agressions sexuelles incestueuses ont été classées sans suite par les tribunaux en 2023 au motif que l’infraction est « insuffisamment caractérisée ». 

De plus, lorsqu’une procédure est en cours, les droits de visite ne sont pas automatiquement suspendus. Ce sont parfois les parents protecteurs qui se retrouvent poursuivis pour non‑présentation d’enfant alors qu’ils cherchent seulement à mettre leur enfant à l’abri. 

Devant la gravité de ces constats, il était impératif de regarder en face les dysfonctionnements, de croiser enfin les décisions pénales et civiles, et de clarifier la manière dont la parole de l’enfant est recueillie et prise en compte. 

À l’unanimité, nous avons voté pour la création d’une commission d’enquête sur le traitement judiciaire de l’inceste parental et sur la situation des parents protecteurs, notamment des mères protectrices.

La commission d’enquête débutera prochainement ses travaux. 

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Visite de l’Assemblée nationale d’élèves de Terminale du lycée Pierre Adrien Paris

J’ai eu le plaisir d’accueillir à l’Assemblée nationale des élèves de Terminale en Bac Professionnel Technicien d’Études du Bâtiment, option Assistant en Architecture, du Lycée Pierre Adrien Paris de Besançon.

Au programme, échanges sur le quotidien d’un député et découverte du Palais Bourbon. 

Ils ont pu assister, depuis les tribunes de l’hémicycle, à une séance sur la proposition de loi relative à l’intérêt des enfants. 

Merci aux élèves et à leurs professeurs pour leur curiosité et la qualité de nos échanges. 

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Refus d’obtempérer : J’interpelle le ministre de l’Intérieur pour durcir significativement les sanctions 

Ces derniers jours, trois refus d’obtempérer d’une gravité exceptionnelle ont marqué les esprits : trois policiers blessés à Nantes, une policière traînée sur une centaine de mètres dans le Val-d’Oise et une course-poursuite de 13 kilomètres à Tarbes. 

Dans le Doubs, les refus d’obtempérer sont en augmentation de façon alarmante en 2025 : + 22 % en zone gendarmerie et + 46 % en zone police.

Je salue le sang-froid de nos forces de l’ordre qui assurent, chaque jour, la sécurité de nos concitoyens au péril de leur vie. Je leur apporte tout mon soutien et ma profonde reconnaissance.

En juin 2025, j’ai déposé une proposition de loi visant à durcir significativement les sanctions. Parmi les mesures préconisées : confiscation obligatoire du véhicule, annulation de plein droit du permis de conduire, peines portées à 3 ans d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende, instauration de peines planchers de 2 à 4 ans en cas de récidive, obligation d’effectuer un stage de sensibilisation à la sécurité routière et un stage de citoyenneté à la charge du condamné, campagne nationale de prévention et de sensibilisation.

J’ai adressé un courrier au ministre de l’Intérieur pour l’alerter sur l’impératif d’intégrer ces mesures au projet de loi du Gouvernement sur la sécurité du quotidien actuellement en préparation. 

Le refus d’obtempérer n’est pas une simple infraction routière. Refuser d’obtempérer, c’est défier l’autorité de l’État, mettre en danger les forces de l’ordre et l’ensemble des usagers de la route. J’appelle à une réponse pénale dissuasive, ferme et immédiate. L’État a le devoir de réaffirmer pleinement son autorité. 

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