Blocage des lycées : « J’appelle à l’apaisement et condamne les violences attisées par LFI »
Un enseignant agressé dans le Nord, un proviseur blessé par un tir de mortier dans les Hauts-de-Seine, un proviseur menacé de mort en Essonne et des personnels pris pour cible à Toulouse. Les graves débordements et les violences commis aux abords de plusieurs lycées sont injustifiables.
Ce matin, en commission des Affaires culturelles et de l’Éducation à l’Assemblée nationale, j’ai tenu à appeler au calme et à la responsabilité.
J’ai exprimé mon plein soutien aux personnels de l’Éducation nationale, aux élèves, aux forces de l’ordre, aux pompiers et aux journalistes pris pour cible lors de ces blocages.
J’ai également demandé à La France Insoumise de cesser d’attiser les tensions et d’encourager les violences.
La violence n’est jamais légitime. La place d’un élu de la République n’est pas de participer à un blocage, ni de souffler sur les braises. Empêcher des lycéens d’étudier ne constitue en aucun cas un mode de revendication.
Le droit de manifester, oui. La violence, jamais.
Sécurité à Besançon : quand le député et le maire travaillent ensemble, la ville avance.
Avec Ludovic Fagaut, maire de Besançon, nous avons porté, auprès du ministre de l’Intérieur, notre ambition de renforcer la sécurité des Bisontins. Nous avons défendu des projets concrets et la nécessité d’une coopération étroite entre la Ville et l’État.
Le second commissariat de Besançon implanté à Planoise reste notre priorité. J’ai à nouveau porté le projet sur lequel je travaille depuis 2022 et qui a pâti des relations exécrables entretenues par l’ancienne municipalité. Le ministre de l’Intérieur a confirmé qu’il figurait parmi les projets d’investissement et que son instruction se poursuivait dans les services du ministère. Nous restons pleinement mobilisés pour le faire aboutir.
Nous avons également présenté les actions engagées en faveur de la sécurité des Bisontins : renforcement des moyens et évolution des missions de la police municipale, meilleure coordination avec la police nationale, déploiement de la vidéoprotection et sécurisation des sites industriels, notamment à TEMIS. Sur les 392 000 € d’investissement consacrés au déploiement de 30 nouvelles caméras, l’État participera à hauteur de 200 000 €.
Face au narcotrafic, nous avons exprimé l’urgence de poursuivre et d’intensifier la lutte. La drogue gangrène nos quartiers et la vie des habitants. Cet été, trois hommes ont été gravement blessés par balle à Planoise, j’avais moi-même déposé une plainte après une altercation avec des dealers qui tentaient de s’accaparer l’espace public. Nous avons également évoqué la lutte contre la mendicité agressive, la vente d’alcool la nuit et les difficultés du quartier Battant.
Les trafiquants se rient des discours naïfs ou complaisants qui s’opposent au renforcement des moyens d’enquête et d’action. La réponse doit être la fermeté à l’égard des délinquants, des trafiquants et de tous ceux qui alimentent les réseaux par leur consommation.
Désormais à Besançon, le temps des relations stériles et politiciennes avec l’État laisse place à celui de l’action. Quand le député et le maire travaillent ensemble et portent les enjeux de leur ville, c’est Besançon qui avance.
Violences faites aux femmes : amendement adopté en commission
Mieux protéger les femmes victimes de violences, c’est le sens du travail engagé avec les magistrats du parquet de Besançon. Ces échanges ont permis d’identifier une difficulté dans le traitement judiciaire des violences faites aux femmes.
Le code pénal ne permet pas de retenir plusieurs circonstances aggravantes lorsque des violences n’entraînent aucune incapacité totale de travail. Or, de nombreuses victimes, par méconnaissance de leurs droits, peur, isolement ou difficulté d’accès aux soins, ne consultent pas de médecin après les faits.
J’ai saisi l’occasion de l’examen de la proposition de loi de la loi intégrale sur les violences sexuelles et sexistes contre les femmes et les enfants, pour faire adopter cet amendement qui permet désormais de cumuler, sans incapacité totale de travail, d’autres circonstances pourtant établies, tels que l’état d’ivresse, la préméditation ou l’usage d’une arme.
Une fois adoptée, la loi permettra de mieux qualifier la gravité des violences, la vulnérabilité de la victime et le contexte dans lequel elles ont été commises.
ENQUÊTE PISA : Des résultats qui confirment l’urgence d’élever le niveau scolaire
Les résultats de l’enquête PISA, publiés ce mardi 8 septembre par l’OCDE, sont les plus faibles enregistrés pour les élèves français depuis plus de 20 ans. En mathématiques, en compréhension comme en sciences, ils traduisent un décrochage préoccupant du niveau scolaire.
Ce déclassement est le résultat d’une succession de choix politiques et pédagogiques qui, depuis plusieurs décennies, ont affaibli le niveau d’exigence scolaire, fragilisé l’autorité de l’École et des enseignants, et contribué au nivellement par le bas.
L’objectif de mener 80% d’une classe d’âge au baccalauréat sans se préoccuper du niveau, la suppression des mathématiques du tronc commun du baccalauréat, la diminution progressive des horaires d’enseignement au collège, le remplacement des notes par des niveaux d’acquisition peu lisibles pour les familles, la marginalisation des redoublements, ont participé à la perte de repères et à l’affaiblissement des exigences.
Il n’y a pas d’égalité des chances sans maîtrise des savoirs fondamentaux. Lorsque l’École renonce à l’exigence, ce sont toujours les enfants des classes moyennes et populaires qui en paient le prix.
Certains syndicats et partis politiques de gauche se trompent de combat, lorsqu’ils s’offusquent, cet été, du retour de l’exigence de l’orthographe au baccalauréat. Le véritable renoncement consiste à laisser des élèves avancer dans leur scolarité sans leur donner les moyens de lire, écrire, compter, raisonner, mémoriser et s’exprimer.
L’École doit redevenir le lieu de la transmission des savoirs et de l’effort. Cela suppose de faire des fondamentaux une priorité à chaque étape de la scolarité, de restaurer l’autorité de l’École et des professeurs. Exigence et bienveillance ne s’opposent pas, ils sont complémentaires.
Ces résultats constituent une alerte et un appel à la mobilisation en faveur de l’École afin de garantir à chaque enfant, où qu’il vive, quel que soit son milieu social, l’acquisition des savoirs fondamentaux, conditions de son émancipation et de sa réussite.

Rentrée scolaire 2026 : Moins d’élèves ne doit pas signifier moins d’ambitions pour l’école
La rentrée scolaire 2026 intervient dans un contexte inédit, celui d’un recul durable de la démographie, dont les conséquences se font déjà sentir dans nos communes et dans nos écoles.
En 2025, pour la première fois depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, notre pays a enregistré davantage de décès que de naissances. D’ici à 2035, la France comptera 1,7 million d’élèves de moins. Dans le Doubs, les écoles primaires accueillent cette année près de 800 élèves de moins, et pourraient en perdre 1 000 par an au cours des trois prochaines années.
Moins de naissances aujourd’hui, ce sont demain des écoles, des collèges, des lycées dont il faut repenser l’organisation. Le choc démographique est massif. L’anticiper, c’est se projeter et construire collectivement des solutions adaptées aux réalités de chaque territoire.
Mais moins d’élèves ne doit jamais signifier une école à plusieurs vitesses ou un affaiblissement de la proximité, notamment dans les territoires ruraux. Au contraire, cette évolution doit être l’occasion de remettre l’égalité territoriale au cœur de nos choix et de réaffirmer une ambition forte pour l’École de la République.
Cette ambition commence par garantir à chaque enfant les mêmes chances de réussite. La baisse des effectifs est l’occasion d’alléger les classes et d’offrir à chaque élève de meilleures conditions d’apprentissage. Elle ne doit se traduire ni par une baisse des moyens, ni par un recul de nos exigences. Elle doit devenir une opportunité pour élever le niveau général.
La mission première de l’école est de transmettre les savoirs et de former des citoyens éclairés. Apprendre demande des efforts. Pour y parvenir, l’école doit concilier exigence, effort et bonheur d’apprendre. Il n’y a pas de réussite sans maîtrise des savoirs fondamentaux : lire, écrire, compter, raisonner, s’exprimer et comprendre le monde qui nous entoure. Elle doit aussi reconnaître et valoriser l’excellence dans toutes les voies de formation, y compris les filières professionnelles. La France a autant besoin de techniciens qualifiés, d’artisans compétents, d’ouvriers spécialisés que de cadres supérieurs ou d’ingénieurs de haut niveau.
Aucune politique éducative ambitieuse ne pourra réussir sans nos professeurs. Leur engagement, leur expertise et leur autorité constituent le socle de notre École. Cette rentrée est l’occasion de leur adresser un message de confiance et de reconnaissance.
Face à la crise des vocations, le député présentera prochainement 30 propositions pour redonner l’envie de devenir enseignant et restaurer l’attractivité du métier. Elles s’articuleront autour de trois priorités : améliorer les conditions d’exercice et revaloriser le métier, restaurer l’autorité et la reconnaissance de l’École dans la société, et faciliter les parcours professionnels ainsi que la gestion des carrières des enseignants.
Préparer l’avenir de nos enfants doit être l’une des grandes causes nationales des années à venir. Il n’est pas acceptable que les enfants d’aujourd’hui aient moins de chances de construire leur avenir que les générations qui les ont précédés. C’est sur les bancs de l’école que se prépare non seulement leur avenir, mais aussi celui de notre pays.













