« Une gratuité des transports financée sur le dos de ceux qui travaillent »
Les Grands Bisontins qui n’ont pas accès aujourd’hui à un service de transports en commun doivent savoir que la gratuité partielle des transports en commun va coûter 4,5 millions d’euros, sans aucune offre supplémentaire dans les communes du Grand Besançon ou dans les quartiers de Besançon, actuellement mal desservis.
Je me suis opposé à l’augmentation du taux du versement mobilité, taxe payée par les 900 entreprises du Grand Besançon qui comptent plus de 10 salariés.
Cette taxe, calculée sur la masse salariale, représente une hausse de fiscalité de plus de 11%, soit 2,5 millions d’euros pour le secteur privé, 1,9 million d’euros pour le secteur public et plus de 200 000 euros pour le secteur associatif, notamment le secteur social et médico-social qui a déjà beaucoup de difficultés. Le CHU Jean Minjoz verra sa fiscalité s’alourdir de 450 000 euros par an, c’est colossal.
Qui peut croire une seule seconde qu’elle ne va pas se répercuter in fine, sur l’attractivité du grand Besançon, sur les salaires des 35 000 salariés concernés ou sur les consommateurs qui verront les prix augmenter.
Cette décision va, de plus, amplifier la fracture territoriale, en finançant une offre encore meilleure pour les habitants des zones bien desservies, sans améliorer l’offre dans les zones mal desservies.
Au moment où notre pays est face à un mur de dettes, cette gratuité ne m’apparaît ni raisonnable, ni responsable. Je doute qu’elle soit soutenable très longtemps.
Une révolution sociale pour certains, une mesure électoraliste pour d’autres. En tout cas, une mesure financée, une fois de plus, sur le dos de ceux qui travaillent.

