Rendre imprescriptibles les crimes commis sur les mineurs
42% des victimes de violences sexuelles ont porté plainte pour des faits vieux de plus de 5 ans, et plus d’1 sur 10 a attendu plus de 20 ans, en 2024.
Pour de nombreuses victimes de violences sexuelles, parler est un processus long qui ne coïncide pas avec les délais imposés par notre droit. Ces délais traduisent la douleur des traumatismes subis, le poids du silence et parfois celui de la honte ou de la peur. .
Les règles actuelles de prescription sont profondément inadaptés. Des faits de viols pourtant établis, des responsabilités identifiées, mais parfois aucune possibilité de procès ni de condamnation en raison de l’expiration des délais légaux.
Je suis favorable au durcissement des sanctions à l’égard des auteurs de crimes sexuelles. 160 000 mineurs sont victimes chaque année de violences sexuelles en France. Le temps ne doit jamais faire obstacle à la justice.
J’ai cosigné la proposition de loi de ma collègue députée Perrine Goulet, visant à rendre imprescriptibles les crimes commis sur les mineurs.
Hommage à Lyhanna
Les enfants sont ce que nous avons de plus précieux, et nous avons le devoir absolu de les protéger.
Le meurtre de Lyhanna nous révolte tous profondément. Au-delà de l’émotion, se dressent l’immense douleur de la famille, à laquelle vont toutes mes pensées et l’inquiétude de tout un pays quant à l’action de la justice et sa capacité à écouter et protéger les enfants.
Comment un tel criminel a-t-il pu être en liberté, alors que sa place était de croupir en prison ? Les défaillances constatées imposent une réaction rapide, ferme et à la hauteur de l’urgence.


