Question au Gouvernement : Je demande le retour des lycéens en cours et des réponses concrètes à leurs préoccupations
Lors de la séance de questions au gouvernement, j’ai appelé à l’apaisement et demandé au ministre de l’Éducation nationale, l’organisation, dès aujourd’hui, d’une demi-journée de débat dans chaque classe de chaque lycée de France pour apporter des réponses concrètes aux préoccupations légitimes des élèves.
Je condamne fermement les violences commises aux abords des lycées, ainsi que les mouvements politiques qui attisent les tensions et encouragent les violences.
J’ai rappelé la nécessité de distinguer les casseurs des lycéens qui expriment pacifiquement leurs inquiétudes et exprimé ma solidarité avec les personnels de l’Éducation nationale, les lycéens et les forces de l’ordre blessés lors des opérations de maintien de l’ordre.
Il est temps de retrouver le chemin du lycée et de l’apaisement. Mais l’apaisement ne peut se construire sans écouter les élèves et répondre à leurs préoccupations. Professeurs non remplacés, journées surchargées, bâtiments dégradés, angoisse liée à Parcoursup : ces difficultés appellent des réponses concrètes. Nul besoin d’une énième réforme pour cela.
La baisse démographique doit être saisie comme une occasion de mieux remplacer les enseignants absents, d’alléger les effectifs des classes et d’améliorer les conditions d’apprentissage.
J’ai donc demandé au ministre de l’Éducation nationale l’organisation, dès ce mercredi, d’une demi-journée de débat dans chaque classe de chaque lycée de France Chaque élève doit pouvoir s’exprimer et se sentir écouté.
La synthèse des échanges sera transmise au Conseil de la vie lycéenne de chaque établissement en associant les élus locaux et les représentants du Conseil régional, en charge de la construction, de l’entretien et de la rénovation énergétique des lycées.
Pour chaque action retenue, je demande un responsable, une échéance et un engagement écrit. Une promesse sans responsable ni calendrier n’est pas une réponse. Ce qui est annoncé doit pouvoir être vérifié, et ce qui n’est pas tenu doit pouvoir être expliqué.
C’est pour l’égalité républicaine et le droit de se bâtir un avenir que nos lycéens se mobilisent. C’est par le dialogue, et uniquement par le dialogue, que nous ferons de cette crise un exercice de responsabilité.
Violences conjugales : agir dès les premiers signaux. Amendement adopté !
Je suis très fier de l’adoption d’un second amendement à la loi intégrale sur les violences sexuelles et sexistes contre les femmes et les enfants.
Les violences conjugales ne prennent pas toujours la forme de coups. Elles peuvent commencer par la destruction d’un téléphone, la dégradation d’un véhicule ou la détérioration d’effets personnels. Ces actes ne sont pas de simples atteintes matérielles. Ils peuvent être un moyen d’intimidation ou de représailles.
Cet amendement étend la circonstance aggravante de conjugalité aux atteintes aux biens commises par un conjoint ou un ancien conjoint. Mieux reconnaître les premiers signaux, c’est mieux protéger les victimes.
Les atteintes aux biens devront désormais être examinées dans leur véritable contexte, celui d’une relation conjugale marquée par la conflictualité, l’emprise ou la violence.
L’amendement adopté donne aux services d’enquête et à la justice un outil supplémentaire pour repérer plus tôt le danger, mieux protéger les victimes et prévenir le passage à des violences plus graves.
Je remercie les magistrats du parquet de Besançon et les associations avec lesquels j’ai travaillé.




