Arrêt anti-mendicité agressive à Besançon : protéger les plus fragiles ne signifie pas tolérer des comportements répréhensibles
Je soutiens pleinement l’arrêté municipal contre la mendicité agressive pris par le maire de Besançon. Personne ne peut nier la réalité des nuisances et de l’insécurité provoquées par les comportements agressifs de mendicité, par l’alcoolisation, les rixes et certains attroupements dans le centre-ville de Besançon.
Les Bisontines et les Bisontins ont droit à la tranquillité. Les commerçants ont droit de travailler sereinement. Les touristes, les familles, les femmes qui circulent seules ont le droit de ne pas être importunés, intimidés ou harcelés. Ce ne sont pas des exigences excessives : ce sont des libertés fondamentales.
Je déplore la réaction disproportionnée de l’opposition municipale. Il est indécent de dire que l’arrêté viserait les personnes en grande précarité. Il cible les comportements contraires à la loi que notre majorité refuse d’ignorer, de banaliser et d’excuser. Cet arrêté est mesuré, équilibré et fondé juridiquement. Dès lors, chacun pourra juger qui instrumentalise en réalité la pauvreté.
Je rappelle que l’action sociale de la Ville et du CCAS est indispensable et qu’elle sera bien évidemment poursuivie. Mais elle ne dispense personne du respect des règles communes. L’action sociale et le respect des lois sont indissociables.
La gauche et l’extrême gauche bisontines témoignent d’une conception fort inquiétante du respect des lois et de l’Etat de droit. Protéger les plus fragiles ne signifie pas tolérer des comportements répréhensibles.
Exiger le respect de la loi n’a rien d’excessif. C’est au contraire la condition d’un espace public plus apaisé, garant des libertés de chacun et fidèle à nos principes républicains de liberté, d’égalité et de fraternité.
L’armement des policiers municipaux doit devenir la règle et non plus l’exception
Au cœur de la vie quotidienne de nos concitoyens, les policiers municipaux assurent des missions essentielles de proximité. Si leurs prérogatives demeurent juridiquement distinctes de celles de la police nationale et de la gendarmerie, la réalité du terrain les exposent aux mêmes dangers, aux mêmes formes de délinquance, et trop souvent les mêmes violences.
Dans ce contexte, la question de leur armement ne peut plus être considérée comme accessoire. Elle constitue une exigence directement liée à leur fonction, afin de garantir leur sécurité dans l’exercice de leurs missions. Dès lors, l’armement des policiers municipaux doit devenir la règle et non plus l’exception.
Le cadre légal actuel prévoit que les agents de police municipale ne peuvent être armés nominativement que sur autorisation du représentant de l’État dans le département, délivrée à la suite d’une demande motivée du maire.
Ma proposition de loi inverse cette logique et érige le port d’arme en principe, tout en prévoyant la possibilité pour le maire de s’y opposer par une décision motivée, conformément à la libre administration des collectivités territoriales prévue par la Constitution. Il m’apparaît légitime que le maire qui fait le choix de ne pas armer sa police municipale en assume pleinement la responsabilité, en toute transparence, devant les habitants de sa commune.
Cette évolution ne banalise en rien l’usage des armes, mais apporte une réponse pragmatique à l’évolution des menaces et des conditions d’exercice des missions des policiers municipaux.
Décision du Préfet du Doubs d’interdire la conférence d’un intervenant controversé
Je salue la décision du Préfet du Doubs d’interdire la conférence d’un intervenant visé par des accusations graves liées au terrorisme et à l’antisémitisme afin de prévenir tout trouble à l’ordre public.
Des conférences similaires de cet individu ont donné lieu à des amalgames abjectes, à des propos haineux et à des affrontements entre participants et opposants.
Un signe ne trompe pas, le soutien de La France Insoumise, formation politique coutumière des ambiguïtés les plus immondes et des complaisances à l’égard des pires dérives, toujours prompte à soutenir des individus aux positions haineuses.
Notre ville n’est pas le lieu où doivent s’exacerber les conflits internationaux, instrumentalisés à des fins polémiques et militantes destinées à attiser les tensions et fracturer la cohésion nationale.


