Examen du Projet de loi sur les Polices Municipales en commission des Lois
Cette semaine sera particulièrement dense. J’ai l’honneur de porter la voix de mon groupe parlementaire sur le projet de loi relatif aux polices municipales et aux gardes champêtres.
Un texte important qui prévoit d’étendre les prérogatives des polices municipales afin de mieux répondre aux enjeux actuels de sécurité.
Je défendrai plusieurs amendements pour affirmer pleinement la place des policiers municipaux dans le continuum de sécurité, défendre leur armement et renforcer leur capacité d’action face à des phénomènes tels que les rodéos urbains, les refus d’obtempérer ou encore les infractions liées à la détention, le transport ou la consommation de protoxyde d’azote.
Ces évolutions sont d’autant plus nécessaires que le cadre juridique actuel est aujourd’hui dépassé. Il ne correspond plus, ni à la réalité des missions des policiers municipaux, ni aux besoins concrets des maires dans leur rôle de garants de la tranquillité publique, ni aux attentes légitimes de nos concitoyens.
Nos policiers municipaux s’engagent chaque jour, au péril de leur vie, pour protéger nos concitoyens. Nous devons leur donner les moyens modernes d’exercer pleinement leurs missions d’assurer le bon ordre, la sûreté, la sécurité et la salubrité publiques.
Maison d’arrêt de Besançon : soutien aux surveillants pénitentiaires
Ce lundi matin, je me suis rendu à la maison d’arrêt de Besançon, aux côtés de M. le maire, Ludovic Fagaut, afin d’apporter mon soutien aux surveillants pénitentiaires.
L’établissement compte aujourd’hui 461 détenus pour 273 places. Cette réalité illustre, à elle seule, l’état de saturation du système carcéral, où se conjuguent surpopulation, conditions de détention indignes et manque d’effectifs de surveillants. Dans ces conditions, nos prisons deviennent de véritables cocottes-minute.
J’avais déjà effectué une visite à la maison d’arrêt en janvier 2024 et alerté sur ses dysfonctionnements. Deux ans plus tard, rien n’a changé.
La prison remplit deux fonctions essentielles : mettre à l’écart les individus qui représentent un danger pour la société, et permettre aux détenus de sortir meilleurs qu’ils ne sont entrés. Aujourd’hui, les conditions carcérales ne permettent de remplir correctement ni l’une ni l’autre de ces missions.
La prison ne doit pas être une colonie de vacances. Mais elle doit rester un lieu humain, garantissant à la fois la sécurité des agents pénitentiaires et la dignité des détenus. Soutenir les surveillants pénitentiaires, c’est défendre de meilleures conditions de travail, mais aussi des conditions de détention dignes. Les deux sont indissociables.
Peut-on raisonnablement continuer à investir des millions d’euros dans un bâtiment obsolète, qui ne garantit ni la sécurité des surveillants, ni la dignité des personnes détenues, ni la tranquillité des riverains, qui subissent eux aussi les conséquences de cette situation ? Le débat sur la construction d’un nouveau centre pénitentiaire en périphérie de la ville doit être posé.
J’ai pris l’engagement, auprès des agents pénitentiaires, de relayer dès cette semaine leurs revendications au ministère de la Justice.
Rave-parties illégales : oui à la fête, non aux débordements
Faire la fête ne justifie pas d’occuper illégalement des terrains, de détruire l’outil de travail d’agriculteurs, de laisser des sites jonchés de déchets derrière soi ou de mettre en danger la vie de centaines de jeunes participants.
Oui, en France, on peut faire la fête et c’est très bien de faire la fête — mais dans le respect des règles et de la sécurité de tous.
Comment la gauche peut-elle défendre les rave-parties illégales ? Quand assumera-t-elle enfin de devenir responsable ?
Défendre des excès au nom d’une prétendue liberté de la jeunesse à pouvoir s’amuser, c’est trahir la jeunesse qui a droit à des événements sécurisés et abandonner les agriculteurs et les riverains qui subissent ces désordres.
Vive la jeunesse responsable — celle qui respecte, protège et construit.



