2026
juillet
Douanes (7)

Proposition de loi sur la fin de vie 

La loi relative à la fin de vie suscite des débats profonds, parfois passionnés et souvent empreints d’émotion. Elle touche à ce que nous avons peut-être de plus intime, la souffrance, la dignité et le rapport à la mort.

Les convictions qui s’expriment sont le fruit de parcours personnels, d’expériences familiales et de sensibilités propres à chacun. À ce titre, toutes les positions, qu’elles soient favorables ou opposées, appellent le respect et la retenue, en évitant toute simplification ou approximation.

Il importe de dire que cette loi n’ouvre en aucun cas un « droit à mourir » généralisé. Elle instaure un cadre destiné à répondre à des situations médicales exceptionnelles, caractérisées par des souffrances insupportables et irréversibles. C’est pour ces situations, et elles seules, que cette loi a été conçue.

Elle exclut explicitement les personnes dont le discernement est altéré ainsi que les demandes fondées uniquement sur une souffrance psychique. Non, une personne très âgée sans affection grave et incurable n’aura pas accès à l’aide à mourir. Non, une personne souffrant de dépression ou de troubles psychiatriques, sans que son pronostic vital soit engagé, n’y sera pas éligible. Non, une personne en situation de handicap, stable sur le plan médical, ne pourra davantage demander l’aide à mourir.

Les garanties prévues sont strictes, et j’y ai été particulièrement attentif afin de prévenir tout risque de dérive : être majeur, être atteint d’une affection grave et incurable en phase avancée ou terminale et présenter une souffrance réfractaire aux traitements en lien avec cette affection. La procédure est encadrée et collégiale. Aucun médecin ne décide seul. Une évaluation collective est menée, assortie d’un délai d’instruction puis d’un délai de réflexion. À tout moment, la personne peut revenir sur sa décision.

La loi instaure une clause de conscience pour les professionnels de santé. Aucun soignant-accompagnant ne sera contraint de participer à la mise en œuvre de l’aide à mourir. Cette clause est conforme à notre tradition médicale.

Il aurait été inenvisageable d’aborder le droit à l’aide à mourir sans traiter la question essentielle des soins palliatifs, qui doivent demeurer la réponse première. L’objectif n’est jamais de substituer la mort aux soins, mais de ne pas abandonner celles et ceux pour lesquels les soins ne suffisent plus.

Il ne s’agit pas de promouvoir un choix, encore moins de le valoriser. Il s’agit de reconnaître qu’il existe des situations où la médecine ne peut plus soulager, où la souffrance devient à ce point insupportable qu’elle en devient inhumaine, et où la volonté libre et éclairée du patient mérite d’être entendue.

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Douanes (7)

Je soutiens la présomption d’usage légitime de l’arme pour les forces de l’ordre 

Je veux saluer l’engagement des forces de l’ordre qui assurent, chaque jour, la sécurité de nos concitoyens, au péril de leur vie.

La présomption qui consiste à mettre en cause, par principe, un policier ayant fait usage de son arme, en considérant qu’il aurait agi en dehors du cadre légal, ne témoigne pas du respect dû aux femmes et aux hommes qui portent l’uniforme de la République.

Il était essentiel de reconnaître, par principe, la légitimité de l’usage de l’arme par les forces de l’ordre, tout en veillant au strict respect des fondements de l’État de droit. 

Contrairement à certaines déclarations inacceptables, cette présomption ne crée ni impunité ni irresponsabilité pénale.Elle n’empêchera jamais le déclenchement d’une enquête judiciaire ou administrative. Les forces de l’ordre resteront ainsi les agents publics les plus encadrés et les plus contrôlés.

J’ai voté la proposition de loi instaurant une présomption d’usage légitime de l’arme, tant qu’il n’existe pas de preuve contraire que le policier ou le gendarme a violé les dispositions de la loi. 

Ce texte a été adopté en première lecture à l’Assemblée nationale par 313 voix contre 199. Il doit désormais être examiné par le Sénat. 

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