Ordre du jour du conseil municipal de mars 2021
Depuis 2014, je propose aux Bisontins et Grands Bisontins de contribuer aux réflexions du conseil municipal de Besançon et du conseil communautaire du Grand Besançon.
Si vous souhaitez apporter une analyse ou formuler une proposition sur l’un des dossiers, n’hésitez pas à me contacter et vous inscrire à la lettre d’information de mon journal.
Voici l’ordre du jour du prochain conseil municipal de Besançon :
Suivre les conseils municipaux de la ville de Besançon en direct:
http://ville-de-besancon.avinit.tv/
Office de tourisme : l’échec de la méthode Vignot
Anne Vignot, en quelques jours, a pu constater que pour être Présidente du Grand Besançon, il ne lui suffit pas de vouloir imposer sa politique. La concertation avec les élus et les acteurs impliqués reste indispensable.
Après avoir été mise en minorité au Bureau du Grand Besançon à propos du projet de Grande Bibliothèque, Madame Vignot annonce sa démission de la Présidence de l’Office du Tourisme, suite au rejet de ses propositions.

Le passage en régie de l’Office de Tourisme, proposé par Madame Vignot, allait exclure les professionnels. Aussi, il n’était pas imaginable de déconstruire l’actuel office de tourisme, sans avoir au préalable défini le contour d’une agence d’attractivité qui devrait le remplacer.
Les élus MoDem et LREM du Grand Besançon portent la création d’une véritable Agence d’Attractivité, outil indispensable au développement de notre territoire, de notre université, de notre économie, du tourisme, de la culture, du sport et de l’environnement.
Karima ROCHDI: « Madame Vignot est en train d’expérimenter cette réalité incontournable : on ne gouverne pas la Ville de Besançon et la Communauté Urbaine, comme on dirige un parti politique ou un groupe de militants qui pensent tous la même chose ! »
Laurent CROIZIER: « La méconnaissance des dossiers, l’impréparation, la volonté de tout vouloir imposer mènent à l’échec Madame Vignot et, ce qui est plus grave, mènent à l ‘échec notre communauté urbaine.
Madame Vignot contrariée démissionne de l’office de tourisme. Comment réagira-t-elle lorsque l’assemblée communautaire, conformément au projet de territoire unanimement approuvé en 2019, votera contre son avis en faveur de la Grande Bibliothèque et de la mise à 2 x 2 voies entre Micropolis et Beure de la RN57 ? »
Plus que jamais besoin de donner des perspectives positives
C’était sur le plateau de France 3 à l’occasion de la campagne des élections législatives en 2017. J’exprimais le besoin de rassembler et de donner des perspectives d’avenir. Discours plus que jamais d’actualité.
« Je suis consterné par l’abstention de la Présidente du Grand Besançon au projet de grande bibliothèque »
Je n’imaginais pas devoir, à nouveau, argumenter sur le bien-fondé d’un projet ambitieux de grande bibliothèque d’agglomération publique et universitaire au centre-ville de Besançon.
Faut-il encore, en 2021, expliquer l’importance de l’Université pour Besançon et celle du maintien du campus au centre-ville ?
L’Université, ses laboratoires, ses 3 000 emplois directs et les 23 000 étudiants qui vivent sur notre territoire sont ce qui nous distingue à l’échelon régional et national. Voulons-nous rejoindre la catégorie des sous-préfectures ?
Faut-il encore argumenter en faveur d’un lieu d’éducation populaire au moment où la lutte contre les inégalités, l’accès à la culture, l’accès à l’information et le combat contre les obscurantismes sont si importants ?
Faut-il encore batailler sur un lieu intergénérationnel et de mixité sociale où se croiseront des familles, des jeunes enfants, des salariés, des ouvriers, des étudiants, des retraités, des enseignants ou encore des chercheurs ?
Faut-il encore convaincre de l’intérêt du millier de visiteurs attendu chaque week-end pour la fréquentation du centre-ville de Besançon et de ses commerces ?
Cet investissement à 60 millions d’euros est un des plus importants du mandat. Il répond évidemment à toutes les normes environnementales. L’origine de l’énergie fournie sera 100% renouvelable.
Ne pas réaliser cet équipement serait un manque d’ambition et dans le contexte que nous traversons, manquer d’ambition est une faute.
Je suis consterné d’apprendre l’abstention de la Présidente du Grand Besançon et des élus écologistes siégeant au bureau de notre communauté urbaine.
Je remercie la responsabilité des élus qui ont saisi les grands enjeux de ce projet pour l’avenir du Grand Besançon.
Les élus MoDem ont un point essentiel de désaccord avec la Présidente du Grand Besançon et les élus écologistes. Nous considérons que le déclassement n’est ni un projet pour Besançon, ni pour le Grand Besançon !
Tous mobilisés pour la formation des jeunes
« Donnons-nous ensemble cette ambition qu’aucun jeune ne soit sans stage pour sa fin d’année de formation ! »
La situation sanitaire actuelle impacte directement nos jeunes.
Un grand nombre d’étudiants peine à trouver un stage, nécessaire pour valider leur année de formation.
C’est la cas des étudiants de 2ème année de DUT GEA (Gestion des Entreprises et des Administrations), qui, pour un grand nombre, sont toujours en recherche d’une entreprise souhaitant les accueillir dans le cadre d’un stage de 8 à 10 semaines, à compter du 06/04/2021 jusqu’au 11/06/2021.
Ces jeunes sont soit en option GCF (Comptabilité & Finance), soit en GRH (Gestion des Ressources Humaines) ou encore en option GMO (Gestion des Moyennes Organisations) et sont extrêmement motivés à l’idée de vivre une première immersion professionnelle.
Vous l’aurez compris, il ne leur reste plus que quelques semaines pour rejoindre une entreprise.
En compagnie de plusieurs chefs d’entreprise, nous avons choisi de mobiliser nos réseaux: Entrepreneurs, responsables d’associations, élus, responsables RH…, nous faisons appel à votre bienveillance pour soutenir la formation de nos jeunes et les faire profiter de votre précieux réseau.
Merci de partager cette initiative. Soyons tous mobilisés pour la formation des jeunes.
Décès d’Ismaël Topbas
J’apprends avec une grande émotion le décès d’Ismaël Topbas que tout le monde connaissait à Planoise pour son stand de fruits et légumes Baba Fils, pour sa bonne humeur et son grand cœur.
Nous avions réalisé ensemble cette vidéo en février dernier pour évoquer son activité sur le marché Cassin et les travaux qui devaient amener le stand à se déplacer.
Ismaël, j’ai une pensée émue pour ta maman, ton épouse, tes enfants et tes frères.Tu vas manquer à beaucoup de monde.
Sécurité: Mme la Maire est indignée, nous voilà rassurés (sic)
Après une agression au couteau dans le tramway et le braquage au fusil à Pompe d’une supérette rue du Chasnot dans la même journée, Madame la Maire de Besançon est indignée et choquée…

Ce qui m’indigne et me choque, c’est le déni et l’absence de politique pour la sécurité quotidienne des Bisontins.
En plus de 6 mois et devant l’accumulation des faits, absolument rien n’est proposé. Pire, les caméras de vidéoprotection sont remises en cause, les policiers municipaux sont déconsidérés, sans directive.
Cela fait 6 ans que j’interpelle sur :
- le rôle de chef de file du maire auprès de l’ensemble des acteurs de la sécurité publique
- la redéfinition des missions et des horaires de la police municipale
- le recrutement de nouveaux policiers municipaux
- la création d’une brigade de nuit et d’une brigade canine.
- l’armement des policiers municipaux
Nos courriers de propositions restent sans réponse et le silence de l’adjoint devient assourdissant.
Quand cette municipalité va-t-elle enfin se rendre compte des problèmes d’insécurité qui pourrissent le quotidien ?
« Faire du surplace comme nous le faisons aujourd’hui, c’est déjà reculer et c’est une faute ! »
Débat d’orientations budgétaires Grand Besançon Métropole 2021
La relance de notre territoire dépend pour partie de nos choix, de l’ambition que nous lui portons et des projets que nous concrétiserons.
La bonne gestion financière des années précédentes nous donne aujourd’hui des marges de manœuvres pour investir davantage ! Une attitude défensive ou trop prudente serait un mauvais choix.
En juillet dernier, j’attirais l’attention de Madame Vignot sur le risque de déclassement de Besançon et l’enjeu à affirmer notre place centrale régionale en matière politique mais aussi en matière économique.
Sur ce sujet, je reste fondamentalement déçu. Je ne peux pas me contenter de la formule « faire territoire » chère à Madame Vignot. D’une formule creuse, on ne fait pas la politique d’une communauté urbaine de 200 000 habitants.
Pour porter des projets, il faut des outils efficaces.
Il y a 3 ans, j’appelais à nous doter d’une agence d’attractivité qui assoit notre marque de territoire en pilotant de façon transversale l’attractivité économique, touristique, culturelle, sportive et résidentielle.
Pour cela, il faut de la méthode. On ne peut pas chercher à déconstruire l’office du tourisme, sans avoir défini le moindre contour de ce par quoi le Grand Besançon souhaite le remplacer et sans en informer les élus et les acteurs économiques.
Faire du surplace ou passer son temps à déconstruire, c’est déjà reculer et c’est une faute ! »
« Continuité, fatalisme et manque d’ambition pour les orientations budgétaires 2021 »
Les orientations budgétaires 2021 de la nouvelle municipalité sont sans véritable surprise. En partie le rattrapage des retards d’investissements des deux ou trois mandats précédents et peu d’ambition pour amortir les conséquences sociales et économiques de la crise, anticiper l’après-crise ou développer l’attractivité de Besançon.
Pourtant les opportunités sont là, les marchés financiers offrent des taux exceptionnels et l’Etat avec l’aide de l’Europe a lancé un Plan de Relance sans précédent.
Si je partage le choix du recours à l’endettement compte tenu des taux actuels, nous aurions également fait d’autres choix pour amortir les conséquences sociales et économiques de la crise, anticiper l’après-crise et développer l’attractivité de Besançon.
J’attendais :
- une mobilisation forte auprès des plus fragiles dont n grand plan anti-isolement et solitude mobilisant l’ensemble des acteurs de la ville (lire ici : http://www.laurentcroizier.fr/il-y-a-un-fort-enjeu-social-a-proposer-un-grand-plan-anti-isolement-a-besancon)
- la généralisation des parcours culturels dans toutes les écoles maternelles de la ville pour réduire massivement les inégalités.
- La volonté de transformer, faciliter et simplifier la relation entre les usagers et l’administration.
- une volonté d’anticiper l’après covid et de proposer des actions de valorisation et d’animation commerciale, touristique, sportive et culturelle.
- Un discours engagé envers des projets structurants et fondamentaux tels que la grande bibliothèque universitaire d’agglomération ou le dédoublement des voies entre Micropolis et Beure.
Les orientations de la municipalité annoncent de très beaux enjeux mais se concrétisent par des actions convenues. Elles actent une continuité, une forme de fatalisme et un manque d’ambition qui, de mon point de vue, portent préjudice à notre ville.
« Moderniser nos voies de communication pour consolider nos échanges avec la Suisse relève d’un choix de raison »
Réunion de préfiguration de l’association des liaisons transfrontalières Grand Besançon Doubs Suisse où je représentais le député européen Christophe GRUDLER, retenu par ses obligations.

La future association prend le sujet des relations transfrontalières par les bons angles :
- Dans sa dimension métropolitaine et européenne
- Dans sa dimension économique, sociale et environnementale
- Dans une dimension transpartisane
Moderniser nos voies de communication pour consolider et fluidifier nos échanges avec la Suisse ne relève pas d’un choix politique mais bien d’un choix de raison.
Grand Besançon a tout à gagner dans le domaine économique, universitaire, culturel, touristique…
Rappelons qu’en en juin 2020, on dénombrait plus de 38 000 travailleurs frontaliers en Bourgogne Franche Comté dont plus de 7 sur 10 résident dans le département du Doubs.
6 000 étudiants français suivent leur cursus en Suisse et 3 000 étudiants suisses en France.
En matière économique, la Suisse est le 3ème partenaire commercial de l’UE, la France le 3ème marché de la Suisse.
Pour tous ces échanges, les hommes ont besoin de voies de communication.
Besançon ne peut pas être le point noir de cette route nationale 57 qui s’inscrit dans l’itinéraire européen E23 entre le Luxembourg et la Suisse.





















