Quatre écoles de Planoise interpellent Emmanuel Macron
Dans la presse d’aujourd’hui, mon action aux côtés des enseignants de Planoise.
« Enseignant à Planoise, Christophe Petitjean a remis à Emmanuel Macron un dossier sur la situation de quatre écoles du quartier. L’élu Laurent Croizier remonte au créneau pour leur intégration en REP +. »
Depuis trop d’années les élus se contentent de dénoncer ou de constater. Leur rôle est d’agir ; agir pour régler les dysfonctionnements, agir pour régler les blocages et solutionner les problèmes des Français. Remettons la politique et les politiciens à la place qui devrait être la leur… aux côté de ceux qui font.
A Planoise, aujourd’hui, les enseignants sont désabusés, parlent d’injustice pour les élèves et de difficultés pour enseigner.
Certes, le dossier relève de l’Éducation nationale. Propriétaire des bâtiments scolaires et en assurant l’entretien, la Ville a adressé un courrier au ministère.
« Peut-on se contenter de constater ou de dénoncer ? Ces élèves ont besoin de repères, d’exigence et de bienveillance et d’étudier dans des classes à petits effectifs et non d’être scolarisés dès le cours préparatoire dans de petits collèges », souligne encore Laurent Croizier. Ce dernier a enseigné dix ans dans le quartier de Planoise.

Le conseil municipal valide l’installation de 34 caméras de vidéoprotection supplémentaires à Besançon
J’ai voté, lors du conseil municipal du 6 avril 2017, en faveur de l’installation de 34 caméras de vidéoprotection supplémentaires sur l’espace public bisontin.
Les quartiers concernés par ces nouvelles installations: Battant (2 caméras), Centre-ville (5 caméras), Châteaufarine (5 caméras), Clairs-Soleils (1 caméra), Malcombe (4 caméras), Montrapon (3 caméras), Planoise (8 caméras), Saint-Claude (3 caméras), Saint-Ferjeux (3 caméras)
A ce jour, 142 caméras sont installées à Besançon, ce qui portera, fin 2017, le total à 176 caméras.
La vidéoprotection démontre son intérêt pour la régulation des flux de transport, la prévention des atteintes à la sécurité des personnes et des biens dans des lieux particulièrement exposés à des risques d’agression ou la prévention des actes terroristes.
Le bilan 2016 des 142 caméras bisontines justifie, à mon sens, leur installation :
- 592 faits signalés en 2016 grâce aux caméras (556 en 2015). Pricipalement les rodéos véhicules, des comportements suspects, des dégradations, des traffics de stupéfiants, rixes, port d’armes suspect ou problème technique.
- Les caméras ont permis 63 interpellations en flagrant délit.
- La police nationale a fait 453 réquisitions d’images en 2016 contre 248 en 2015.
- La police nationale a demandé en 2016 de prendre la main sur les caméras municipales 891 fois contre 391 fois en 2015.
- Les caméras ont subi 1 dégradation en 2016 contre 15 en 2015.
L’installation de caméras de vidéoprotection est soumise à des dispositions réglementaires très strictes et à l’autorisation d’une Commission Départementale de Vidéoprotection instituée par arrêté préfectoral.
Ces caméras ne doivent pas permettre de visualiser l’intérieur d’immeubles d’habitation ni, de façon spécifique, celles de leurs entrées.
Seuls les agents du centre de supervision urbain, habilités par autorisation préfectorale, et dans le cadre de leurs fonctions peuvent visionner les images enregistrées.
Je considère, à titre personnel, que l’installation de caméras de vidéoproection n’est pas une atteinte à nos libertés fondamentales. Les Ce qui atteint notre liberté, c’est la délinquance du quotidien qui gâche la vie de ceux qui la subisse.
Budget primitif 2017 – Ecoles de Planoise: « On ne peut plus se contenter de constater ou de dénoncer »
Intervention au conseil municipal de Besançon (06/04/2017) – Budget Primitif 2017
Un budget, c’est une répartition de la masse financière. Ce qui m’intéresse, ce sont les actions qui en découlent et répondre à cette question: « Est-on capable de répondre aux besoins immédiats et nous préparer aux besoins de demain ? »
C’est donc d’éducation et de jeunesse dont je vais vous parler. D’ailleurs, je préfère parler d’investissement lorsqu’il s’agit de dépenses en direction des générations futures.
Il y a deux points que j’aimerais aborder.
Le premier, relatif au retard que nous prenons dans l’environnement informatique et numérique des écoles bisontines.
Vous pouvez imaginer les difficultés que rencontrent les écoles pour utiliser les ressources et les outils récents sur des ordinateurs qui fonctionnent encore sous Windows XP, un système d’exploitation qui date de 2001.
Les enseignants mentionnent des situations où l’obsolescence des équipements pénalise l’apprentissage des élèves, vous conviendrez que ce n’est pas acceptable.
J’ai deux questions :
– Quand le nouvel environnement « ordiclasse » dont on parle depuis 2014 sera-t-il opérationnel ?
– Y-a-t-il un calendrier sur un plan d’équipement de nos écoles notamment en tableaux numériques interactifs, qui deviennent aujourd’hui des outils courants dans les écoles des villages de l’agglomération.
Le second point, est relatif aux écoles du quartier Planoise.
J’ai noté la rénovation complète de l’école Durer pour un coût total de 5 millions d’€ et je m’en félicite.
C’est pour moi l’occasion d’évoquer la situation des écoles du quartier Planoise et de rappeler que je m’étais exprimé en décembre dernier sur la situation de la jeunesse dans ce quartier planoise en parlant de « non-assistance à générations en danger » !
Vous savez que j’y ai travaillé près de 10 ans et que je connais la réalité des habitants du quartier Planoise et de ses écoles.
Est-ce qu’on peut encore aujourd’hui, accepter, à Planoise, avec les besoins qui sont ceux des enfants de ce quartier, que se situent les plus grosses écoles non seulement de la ville mais aussi du département.
J’en profite pour évoquer la situation particulière et aberrante de l’école élémentaire Fourier et des écoles maternelles Fourier, Saint-Exupéry et Fribourg qui sont les seules du quartier de Planoise à ne pas être intégré au dispositif REP+ contrairement aux 12 autres écoles en raison de leur rattachement administratif au collège Voltaire.
L’école élémentaire Fourier accueille cette année 20 classes. Sont prévus 55 élèves supplémentaires à la rentrée 2017 pour 22 classes, ce qui en fera la plus grosse école du Doubs.
J’ai rencontré une vingtaine d’enseignants de ces écoles. Ils sont désabusés, ils me décrivent une situation explosive, me parlent d’injustice pour leurs élèves, de leurs difficultés pour enseigner.
On touche là une question importante, celle des quartiers où se concentrent les difficultés sociales, celle de l’égalité des chances, on parle d’avenir pour les jeunes de ces quartiers.
La question concerne l’Education Nationale, elle nous concerne également. On ne peut pas se contenter de constater ou de la dénoncer sans réagir. Je ne dis pas que c’est simple, mais cette situation est suffisamment importante pour qu’elle figure parmi les priorités et que s’engage une grande réflexion.
Ces élèves ont besoin de repères, ils ont besoin à la fois d’exigence et de bienveillance, d’étudier dans des classes à petits effectifs et non d’être scolarisés dès le CP dans des petits collèges.
La ville de Besançon est propriétaire des locaux scolaires. Elle en assure assurer la construction, la reconstruction, l’extension, les grosses réparations, l’équipement, l’entretien et le fonctionnement.
Est-ce qu’une lettre à la Ministre est à la hauteur des enjeux et de la situation de ces écoles ? Est-ce que cette lettre répond à la problématique de taille de ces établissements ? Je vous l’ai dit:
On ne peut plus se contenter de constater ou de dénoncer.
Conseil d’administration du lycée professionnel Tristan Bernard
Conseil d'administration du Lycée Tristan Bernard #Besançon – Rapport compte financier 2016. pic.twitter.com/9vTkOrz56A
— Laurent Croizier (@CroizierLaurent) April 4, 2017





