Animations du Centre-Ville de Besançon, réveillons-nous !
Place de la Révolution, centre-ville de #Besançon à 18h ce jeudi 22 décembre. Vide, triste… Où est l'esprit de #Noël ? pic.twitter.com/f7zjgMEuWo
— Laurent Croizier (@CroizierLaurent) December 22, 2016
Jeudi 22 décembre, 18h. la Place de la Révolution est vide, triste. Moins d’une vingtaine de personnes. Quasiment aucune décoration de Noël, si ce n’est cette publicité géante projetée sur la façade de l’ancien conservatoire.
Cette place est-elle trop étroite pour y installer un grand sapin, monter une scène et la proposer aux écoles de musique, aux écoles de danse ou aux chorales de l’agglomération ?
Cette place doit vivre, respirer la convivialité, la fête, faire résonner les rires d’enfants, mettre en valeur nos habitants, apporter de l’émotion et de la joie pour ensuite rayonner sur l’ensemble du centre-ville !
Et je dois dire que lire ce vendredi 23/12/2016, dans un article de l’Est Républicain, cette édifiante phrase du directeur de l’office municipal du commerce à propos du marché de Noël m’a mis de bonne humeur pour la journée:
« Nous n’avons pas trouvé comment flécher l’arrivée au marché », explique Jean-François Lepin, directeur de l’office municipal du commerce et de l’artisanat, l’association qui gère le marché. « Nous allons y réfléchir pour l’année prochaine. »
Je ne demandais pas l’impossible à l’équipe municipale, mais pour les fêtes de Noël, simplement faire preuve d’originalité et d’imagination pour plus de convivialité, de magie et de partage.
http://www.estrepublicain.fr/edition-de-besancon/2016/12/23/un-marche-de-noel-guere-brillant

« A Planoise, nous sommes dans une situation de non-assistance à générations en danger ! » – Intervention conseil municipal de Besançon du 12/12/2016
Je voulais profiter de ce dossier pour revenir sur les faits extrêmement graves qui se sont déroulés à Planoise ces dernières semaines.
Je voudrais exprimer mon soutien aux agents municipaux qui ont été pris pour cible, aux enseignants du collège Diderot qui ont fait valoir leur droit de retrait; je voudrais exprimer ma reconnaissance envers les forces de police qui luttent contre la délinquance et qui ont démantelé dernièrement un important trafic de drogue, adresser ma reconnaissance aux nombreuses associations qui agissent au quotidien à Planoise, sans oublier les habitants du quartier qui subissent tous ces faits de violence et de délinquance.
Si je m’adresse à vous M le Maire, c’est parce que vous êtes aux responsabilités depuis 1983, adjoint chargé de la vie des quartiers, conseiller général du canton de Besançon Planoise, député de la 1ère circonscription. Et il est de la responsabilité de ma génération et des suivantes qui devront en assumer les conséquences, de demander comment on a pu en arriver là ?
Comment a-t-on pu arriver à faire les choix qui ont fait de ce quartier ce qu’il est aujourd’hui: un quartier où se concentre la grande pauvreté, où le taux de chômage atteint des proportions hallucinantes.
Pour y avoir travaillé près de 10 ans comme enseignant, je sais la réalité des habitants du quartier Planoise.
Comment a-t-on pu accepter et comment peut-on encore accepter aujourd’hui qu’à Planoise, avec les besoins qui sont ceux des enfants de ce quartier, se situent les plus grosses écoles non seulement de la ville mais aussi du département.
A-t-on conscience qu’on sacrifie dans ces quartiers l’avenir de générations entières, fait le jeu des délinquants et du communautarisme.
Nous sommes dans une situation de non-assistance à générations en danger !
Je ne dis pas que rien n’est fait pour Planoise, les différents plans de rénovation urbaine étaient nécessaires mais ils n’ont pas réglé les problèmes sociaux. Il faut passer à la vitesse supérieure !
Par des actions et des décisions politiques courageuses, qui ne relèvent pas uniquement de l’échelon municipal, j’en conviens, le quartier de Planoise, dans lequel se trouvent un riche tissu associatif, de nombreuses offres culturelles et de loisirs, doit redevenir ce lieu où les Bisontins vivent en toute sérénité.
Donnons-lui du cadre, ne laissons plus les incivilités, l’insécurité pourrir le quotidien des habitants. Alors, peut-être, un jour, donnerons-nous envie, à nouveau, aux Bisontins d’y habiter.


