Enfants2

Intervention Conseil Municipal de Besançon – 19/02/2015 – Orientations Ville de Besançon – Réforme des rythmes scolaires

J’ai lu avec attention vos orientions pour 2015 pour cette réforme, je vous le concède imposé par l’Etat. Reconduire finalement un dispositif qui a fait la preuve de son inefficacité, voilà ce que vous proposez.
Le seul aspect positif, les parcours culturels : Or ce dispositif n’a rien à voir avec la réforme des rythmes scolaires.
J’ai noté dans votre rapport :
– L’échec du dispositif Sport après l’école : Moins de 9 enfants par créneaux
– La hausse de 10% du nombre d’enfants présents à l’accueil périscolaire du matin
– La hausse de 90% du nombre d’enfants présents à l’accueil périscolaire de l’après-midi
– Et la présence de 900 enfants à l’accueil périscolaire du mercredi midi
Ces chiffres sont-ils des indicateurs de réussite d’un dispositif, évidemment pas !
Il y quelques semaines, est paru un sondage réalisé après de 17.000 enseignants du primaire.
74% des professeurs des écoles du primaire et 82% des professeurs de maternelle jugent que les dysfonctionnements liés au temps périscolaire ont un «impact négatif».
Le chiffre est sans appel, seuls 9% constatent «un effet bénéfique sur les apprentissages».
A ce jour, le Conseil Municipal, n’a reçu aucun compte rendu du comité de suivi, aucune information sur les préconisations qu’il aurait pu émettre !
Si l’objectif de cette réforme était d’augmenter les heures des petits Bisontins en collectivité, on peut dire que c’est réussi !
Si c’était de mettre en place les conditions nécessaires à la réussite scolaire de tous, c’est un échec retentissant.

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Echange2

Intervention Conseil Municipal de Besançon – 19/02/2015 – Orientations budgétaires 2015

Les orientations budgétaires que vous nous présentez aujourd’hui présentent un budget global en recul de 16 millions d’euros par rapport à 2014.
En réduisant les dépenses de fonctionnement et d’investissement, tout en augmentant, que ce soit au sein de l’agglomération ou de la ville, la fiscalité, les tarifs des transports, du stationnement, de la restauration scolaire, c’est un budget de rigueur que vous vous imposez mais que vous imposez également aux Bisontins.
En lisant ce rapport, je vous ai senti très critique envers l’action du Président de la République et de son gouvernement:
– Vous critiquez par exemple l’ampleur trop importante de la baisse des dotations.
N’est-elle pas tout simplement à la hauteur du manque de réformes des gouvernements de gauche comme de droite qui se succèdent depuis 30 ans ? Nos générations et les suivantes paient aujourd’hui cet immobilisme.
En juxtaposant des lois qui tentent de traiter les conséquences sans jamais s’attaquer aux causes, le président Hollande ne fait pas exception à cette règle. Et j’ai bien peur que les difficultés récentes d’obtenir une majorité à l’Assemblée Nationale signent l’arrêt de toute tentative de réformes !
– Vous précisez également qu’il est nécessaire d’accompagner ces baisses de dotation par un allégement des contraintes normatives qui paralysent l’action des élus.
Le MoDem dénonce en France cet empilement de contraintes et de normes qui ralentissent le développement économique de notre pays et empêchent l’emploi. Je vous rappelle qu’en 2014, la France a détruit plus de 53.000 emplois alors que sur cette même période, nos partenaires de l’Union européenne, avec la même monnaie, en créaient plusieurs centaines de milliers.
– En vous présentant à un nouveau mandat, il y a un an, vous connaissiez la situation des finances de la ville, vous aviez connaissance de ces baisses des dotations.
Les reproches que vous faîtes et que je fais également au gouvernement, peuvent aussi vous être adressés. J’ai le sentiment que ces orientations budgétaires actent une certaine incapacité à se projeter dans l’avenir à tel point que dans la presse vous avez déclaré « Comment va-t-on faire en 2016 ? »
Je vous en ai déjà parlé la semaine dernière au sein de la CAGB, à Besançon la pression fiscale est déjà très lourde sur les particuliers et les entreprises. Je crains véritablement que sans volonté de moderniser le fonctionnement de notre ville, vous ne fassiez qu’accélérer la décroissance de la population bisontine et freiniez le développement économique donc l’emploi !

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Circulation

Intervention Conseil d’Agglomération du Grand Besançon – 12/02/15 – Débat d’orientations budgétaires – Hausse de la fiscalité

Cela fait quasiment une année que nous sommes installés, et je regrette après chaque conseil, que nos décisions s’apparentent davantage, à de la gestion administrative, qu’à du volontarisme politique.
Je pense que c’est dans un contexte délicat comme celui que nous traversons, qu’on mesure la capacité d’une majorité à être innovante !
Depuis quelques mois, je constate que vos seules réponses sont la hausse des tarifications et maintenant la hausse de la fiscalité.
Ce soir, une fois de plus, nous enterrons vos promesses de campagne !
Lire dans la presse que vous avez choisi de solliciter davantage de recettes dans le secteur du foncier bâti au prétexte que cet impôt touche les propriétaires et non les locataires est insupportable !
Sous-entendriez-vous qu’un propriétaire est un riche qui peut payer ?
Avez-vous conscience des difficultés quotidiennes des habitants qu’ils soient propriétaires ou locataires ?
Etes-vous conscient que la pression fiscale est déjà trop forte à Besançon ?
Je crains que vos orientations ne fassent qu’accélérer la décroissance de la population bisontine !
A ce jour, je regrette le manque d’évaluations de nos politiques publiques qui pourraient induire, des pistes de redéploiement ou d’optimisation, qui ne sont pas suffisamment étudiées.
Notre réseau de transport nécessitera inévitablement une restructuration profonde, il y a aussi des marges de manœuvres dans l’optimisation du personnel.
Il faut que vous entendiez ce soir qu’il vous faudra cibler des priorités et non plus faire en matière d’aménagement du « tout » et « partout ».
En conclusion, j’ai le sentiment que vous appliquez ici une vieille recette, une vision décalée et dépassée qui consiste à faire appel à l’impôt au lieu de réformer en profondeur.

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