Enfants

Conservatoire : débat sur les droits de scolarité des élèves de classes primaires inscrits en classe musicale

Débat intense ce soir en commission d’agglomération sur la gratuité des droits de scolarité des élèves de classes primaires inscrits en classe CHAMD (Classe à horaires aménagés musique et danse).

Trois élus bisontins de la majorité ont proposé de remettre en cause la gratuité du conservatoire pour les classes musicales élémentaires, demandant une tarification individuelle au quotient familial, pour rétablir une inégalité d’accès.

J’ai tenu à exprimer ma plus grande opposition à cette proposition pour les raisons suivantes:

L’accès à ces classes dédiées se fait sur dossier. La motivation, les résultats scolaires et la capacité de l’élève à gérer deux après-midis de classe en moins sont les critères. De fait, un élève en difficulté ne peut être intégré mais quel rapport entre un élève en difficulté et sa situation sociale ?

Les enseignements artistiques, musique et danse, se déroulent dans le cadre scolaire et sur des temps scolaires. En France l’école est gratuite et cette mesure reviendrait à une remise en cause de la gratuité des temps de scolarisation.

Si l’idée que l’on a besoin d’égalité des chances est la mienne, jamais créer des contraintes pour les familles aisées n’a fait fonctionner l’ascenseur social, bien au contraire.

  Faire fonctionner l’ascenseur social, ce n’est pas niveler par le bas, c’est favoriser la mixité sociale, c’est inciter, par des actions, les familles modestes à s’engager dans des voies qu’elles estiment à tort inaccessibles.

En poussant le raisonnement à l’extrême, où conduirait cette logique des revenus ? À rendre payant l’accès à l’école, à ne plus rembourser les médicaments ou faire payer différemment son ticket de transports en commun, pour les enfants des familles aisées ? Cela conduirait à fracturer la société. L’outil de répartition existent, c’est la dégressivité de l’impôt.

Le raisonnement est ici idéologique et ne perçoit pas l’impact négatif: accélérer le départ des familles aisées vers des établissements privés élitistes et priver les établissements publics d’une nécessaire mixité sociale.

 

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Visite de la ministre de l’Education Nationale au lycée Jules Haag

La visite de la ministre de l’Education Nationale, ce lundi 13 février 2017 à Besançon me donne l’occasion de m’exprimer sur ce qui est pour moi l’échec de 5 ans d’idéologie dans le domaine de l’éducation.

En compagnie des précédents ministres, Peillon et Hamon, Mme Vallaud Belkacem aura lourdement échoué dans sa fonction de Ministre.

Sans jamais prendre la hauteur nécessaire, elle a fait du ministère de l’Education Nationale, un laboratoire idéologique sans aucune prise avec le réel.

  Les Français mesurent une fois de plus aujourd’hui, l’échec de ces responsables politiques, sans aucune expérience professionnelle, déconnectés de la réalité, qui fondent leur action non pas sur le quotidien des Français mais sur la représentation faussée qu’ils en ont.

Si aucune des pseudos réformes engagées ne s’attaque véritablement de façon sérieuse et ciblée aux problèmes ou aux dysfonctionnements de l’Education Nationale, c’est qu’aucune n’est fondée sur un diagnostic précis des difficultés que rencontre notre système scolaire.

Aucune ne répond aux besoins réels.

Que fait-on des 25 ou 30% des élèves qui arrivent au collège avec de graves difficultés de lecture et d’écriture ? Que fait-on des jeunes qui sortent chaque année du système scolaire sans aucun diplôme ?

Toutes les mesures proposées traduisent la méconnaissance profonde de ce qu’est le travail des enseignants et les difficultés du système scolaire.

De plus, comment peut-on croire encore aujourd’hui que la réforme peut se faire sans ceux qui forment et font l’éducation nationale ?

Agir ainsi, c’est l’assurance de passer à côté des enjeux pricipaux, c’est l’assurance d’un échec.

Le bilan est tristement cinglant, à la hauteur du cynisme de la ministre.

Une réforme des activités périscolaires en lieu et place d’une réforme des rythmes de l’enfant à l’école, une réforme d’abaissement de l’exigence au collège.

N’est-ce pas pourtant parce que l’école sera exigeante qu’elle sera généreuse ?

En supprimant les options permettant des parcours différenciés, on tire le système vers le bas et pénalise principalement les enfants des classes populaires.

Aujourd’hui, jamais les inégalités et les déterminismes sociaux n’auront été aussi grands en France.

A noter, les effectifs en baisse au profit des établissements privés, une crise des vocations et un niveau record de démissions parmi les enseignants débutants.

L’école n’est pas là pour propager une idéologie ni pour former des citoyens au rabais. Elle doit mesurer l’importance de sa fonction, préparer nos jeunes générations à façonner ce qui sera la France demain.

Comme tous ces ministres qui sont passés bien avant elle, au prochain quinquennat, personne ne se souviendra de son action, et c’est aussi bien ainsi.

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