Pour une option végétarienne dans les cantines publiques
J’ai signé la pétition du député Udi Yves Jégo en faveur d’une option végétarienne quotidienne dans les cantines publiques.
Cette proposition de loi de 2015 avait malheureusement été refusée par l’ancienne majorité parlementaire.
Le menu végétarien dans les cantines publiques permet aux enfants qui ont un régime alimentaire particulier, pour quelque raison que ce soit (choix personnel, religieux ou prescription médicale) de partager la même table. Il s’agit donc ici d’une alternative qui rassemble.
La fusion des collèges Diderot et Voltaire suspendue
J’accueille la suspension du projet de fusion des collèges Diderot et Voltaire avec soulagement. Une décision aussi soudaine sans que les parents, les enseignants ou les élus ne soient informés, ni impliqués étaient une erreur.
Je réitère que répondre à cette légitime demande de mixité sociale et au sureffectif du collège Diderot à l’échelle unique des secteurs des collèges de Planoise va à l’inverse du bon sens. C’est à l’échelle de la ville que cette situation peut se résoudre.
J’assure les parents d’élèves, les enseignants et les élus du Grand Besançon de ma vigilance à l’égard des décisions qui seront prises prochainement.

Pétition de l’association des parents d’élèves « Ensemble à Voltaire »
J’ai signé la pétition de l’association des parents d’élèves « Ensemble à Voltaire » qui demande la suspension de la fusion des secteurs des collèges Voltaire et Diderot.
Lire cet article et la lettre que j’ai envoyé au rectorat : Vers une fusion des secteurs des collèges Diderot et Voltaire ?
Vers une fusion des secteurs des collèges Diderot et Voltaire ?
Je suis fortement sollicité à propos de la restructuration de la carte scolaire des collèges Diderot et Voltaire de Besançon Planoise par des Maires ou élus de l’Agglomération du Grand Besançon, des parents et des enseignants inquiets.
Je ne possède à ce jour que des informations partielles et il m’est très difficile de répondre de façon objective aux questionnements et aux inquiétudes.
Tout d’abord, je suis très surpris que les parents, les enseignants, ne soient pas informés, ni impliqués dans ce projet de restructuration qui nécessite l’adhésion du plus grand nombre.
Ensuite, selon certaines informations relayées par la presse, ce serait pour répondre à une demande de mixité sociale et au sureffectif du collège Diderot, que le rectorat proposerait effectivement le 26 janvier 2018 prochain la fusion des secteurs de ces deux collèges.
Si la mixité sociale est bien présente au sein du collège Voltaire, ce n’est effectivement pas le cas au collège Diderot.
Penser la mixité sociale à l’échelle unique des secteurs des collèges de Planoise va à l’inverse du bon sens. Avec un effectif constant, on n’accroît en rien la mixité, on la dilue !
Pour les élèves et les équipes éducatives, les conséquences pourraient être très négatives. La disparition du statut REP+ signifierait la baisse des moyens supplémentaires alloués ou encore la disparition des classes de CP et CE1 dédoublés dans les écoles primaires rattachées à ces collèges.
J’ai donc envoyé ce jour un courrier au cabinet de Monsieur le Recteur (que vous trouverez sur mon journal) pour recueillir les informations permettant à la fois de vérifier les informations et comprendre la cohérence du projet.
http://www.macommune.info/article/vers-une-fusion-des-colleges-diderot-et-voltaire-a-besancon-172872

Education: « Après cette consultation manquée, il s’agit désormais de mener enfin un travail de fond et d’apporter une vision ambitieuse et à long terme à des sujets fondamentaux »
Si l’idée de consulter les Bisontins à propos des rythmes scolaires était louable, les modalités de l’organisation ne les ont visiblement pas convaincus.
Près de 96% d’entre-eux ne se sont pas sentis concernés. Seuls 3,77% des inscrits se sont déplacés dont à peine plus de 2% ont choisi la semaine à 4 jours.
Les conditions d’une participation satisfaisante n’ont jamais été réunies :
– aucun débat dans les écoles ou dans les quartiers
– une seule conférence organisée au cours de laquelle la parole des enseignants, du personnel municipal (ATSEM) ou des animateurs périscolaires, pourtant présents au quotidien auprès des enfants a été exclue
– aucune évaluation du dispositif municipal actuel effectuée par le comité de pilotage dont c’était pourtant la mission
– une neutralité politique affichée et non respectée
Ces conditions et la très faible participation auraient véritablement posé la question de la légitimité du résultat de la consultation face aux avis des conseils d’école, qui sont les instances légitimes de l’Education Nationale représentant les familles bisontines soit 9 000 élèves. Heureusement, cela ne semble pas être le cas.
Après cette consultation manquée, il s’agit désormais de mener, enfin, un travail de fond et d’apporter une vision ambitieuse et à long terme à des sujets fondamentaux soulevés depuis 2014.
– Comment améliorer les résultats scolaires des Petits-Bisontins en organisant les temps de l’enfant de la maternelle à l’école primaire sur ces 4 jours ?
– Comment améliorer la capacité et la qualité d’accueil dans nos restaurants scolaires ?
– Comment remplacer les équipements numériques obsolètes de nos écoles ?
– Poser la question de la taille des écoles dans les quartiers prioritaires et anticiper l’éventuel dédoublement des classes de CE1 dans les écoles REP+
– Comment impliquer dans un même projet la municipalité, les équipes enseignantes, les parents et les partenaires éducatifs ?
Après l’échec de cette consultation au coût relativement important (on parle de 60 000 euros) et que nous attribuons directement à la méthode de l’Adjoint au Maire chargé de l’éducation, nous serons attentifs aux conséquences qui seront tirées en matière de gouvernance.
Consultation citoyenne sur les rythmes scolaires: « Je ne participerai pas à cette opération politicienne du parti socialiste »
J’ai soutenu la consultation citoyenne mise en place par la municipalité à propos des rythmes scolaires pour la rentrée 2018.
Sans indicateur venant de l’Education Nationale, sans consensus au sein de la communauté éducative, s’en remettre à une consultation ouverte en l’accompagnant en amont de débats me paraissait être une décision fondée.
Ces moments de débats, essentiels pour donner des clés de réflexion aux Bisontins, se sont malheureusement transformés en une seule conférence au Kursaal le 27 novembre, au cours de laquelle les informations des experts ont été confuses.
Aucun enseignant, aucun personnel municipal ATSEM, aucun référent ou animateur périscolaire, pourtant présents au quotidien au contact des enfants n’a été invité à s’exprimer, comme si leur parole n’avait aucun intérêt.
Dans une période où le ministre de l’Education Nationale Jean-Michel Blanquer tente de rebâtir de la confiance entre les Français, leur école et les enseignants, je ne participerai pas à une opération qui consiste à exclure ces acteurs essentiels.
Je note qu’aucune évaluation du comité de pilotage dont c’était précisément la mission n’a été transmise aux Bisontins.
Le communiqué du 7 décembre du parti socialiste, « qui se dit fier du lancement de cette réforme initiée sous le mandat de François Hollande » et appelle à voter pour une solution en particulier finit de démontrer l’instrumentalisation politicienne et l’insincérité de la neutralité affichée de la consultation.
Je refuse de cautionner cela, c’est pourquoi j’ai pris la décision de ne plus tenir de bureau de vote.
Monsieur Dahoui perpétue ici la méthode des trois ministres Peillon/Hamon/Vallaud-Belkacem qui ont à la fois ignoré l’expertise et l’avis des enseignants et considéré le sujet en oubliant les ambitions de base à savoir faire réussir davantage les enfants à l’école.
Le bilan de ces ministres: la France est le seul pays dont le système éducatif se place en retrait, dans les derniers tests internationaux, par rapport à la moyenne des pays de l’OCDE ou des pays de l’Union Européenne.
La question n’est pas de savoir si les activités périscolaires ont de l’intérêt, évidemment elles en ont si elles sont de qualité, mais de réfléchir à la manière dont on peut améliorer les résultats scolaires des Petits-Bisontins en organisant les temps de l’enfant différemment ?
Le manque de capacité d’accueil dans les restaurants scolaires qui vaut aujourd’hui à notre ville un recours d’une famille auprès du tribunal administratif, le manque de réflexion sur des solutions alternatives, la liaison inexistante entre les temps scolaires et les temps périscolaires, l’équipement numérique obsolète de nos écoles, les écoles aux effectifs similaires à des petits collèges dans nos quartiers prioritaires là où les besoins de repères sont pourtant essentiels, les horaires des écoles maternelle identiques aux horaires des écoles primaires… sont autant de sujets que j’ai évoqués depuis 2014 et auxquels l’adjoint n’a jamais apporté aucune réponse, ni lancé aucune piste de réflexion.
Ce manque d’ambition, de travail de fond et de vision à long terme m’inquiètent d’autant plus fortement que la politique éducative est la première des politiques sociales.






