« Comment peut-on accueillir dans notre collectivité des auteurs de dégradations pour effectuer des travaux d’intérêt général, tout en prônant la désobéissance civile ? »
La désobéissance civile, c’est l’action de refuser, de façon assumée et publique, de se soumettre à une loi ou à un règlement. Autrement dit, c’est refuser de respecter les règles que nous nous sommes fixés collectivement et démocratiquement.
Il est proposé en Conseil municipal de subventionner l’association hôp hop hop dans le cadre du Contrat de Ville.
Nous avons appris que cette association a accueilli dans ses locaux l’association ANV COP21, le 30 mars dernier, pour y donner une formation à la désobéissance civile.
Cette formation a de quoi interpeller. Dans une démocratie, sans respect des lois, il n’y a plus d’État de droit.
Je demande à la maire de Besançon de répondre à trois questions bien précises :
La première, a-t-elle été informée de l’organisation de cette « formation à la désobéissance civile » dans les locaux de cette association ?
La seconde, quelle est sa position sur l’organisation de cette formation à la désobéissance civile ?
La troisième, est de savoir si de son point de vue, la Ville de Besançon peut continuer à verser des subventions à une association qui accueille des formations incitant à ne pas respecter les lois de la République et potentiellement à créer des troubles à l’ordre public.
En démocratie, le respect de l’État de droit s’impose à tous.
En démocratie, il y a des recours lorsque l’on conteste la loi.
Quelle est l’étape d’après, si en démocratie, chacun est libre de décider des lois qu’il accepte d’appliquer ?
Le jour où c’est un groupe d’extrême-droite qui organise un évènement sur la désobéissance civile, je sais que la position de la maire de Besançon sera aussi ferme que la mienne.
Je demande à la Maire de Besançon que toute la lumière soit faite sur cette formation à la désobéissance civile.
« La sécurité et la tranquillité publique sont le plus gros échec de votre mandat madame la maire »
La sécurité et la tranquillité publique, à l’inverse de l’équipe municipale, les Bisontins en font une de leurs priorités, quel que soit le quartier dans lequel ils habitent.
En 2022, le mot « sécurité » n’était pas cité dans le rapport du budget. En 2023, il est certes présent, mais sans conviction affichée.
A mi-mandat, soit après 3 ans, la maire de Besançon n’a toujours pas défini l’organisation de la police municipale, ni traduit ses axes politiques dans un projet de service. C’est consternant !
Un brouillon de projet est en cours a-t-on appris récemment. Un brouillon visiblement tellement en décalage avec les besoins que bon nombres de policiers municipaux, si ce n’est la totalité, s’interrogent sur le sens de leur action à Besançon…
Outre les postes manquants pour lesquels nous ne constatons aucun recrutement, nous avons pris connaissance de deux nouveaux départs d’agents au mois de mars.
Quand la maire de Besançon va-t-elle réagir ? Quand va-t-elle prendre la mesure de son inaction ?
On peut d’ores et déjà dire que la sécurité et la tranquillité publique sont le plus gros échec du mandat d’Anne Vignot.


