Visuel article site (98)

Face à la haine, à l’antisémitisme ou au racisme, défendre la mémoire, faire respecter la loi et ne jamais céder à l’indifférence

Depuis le début de l’année 2026, douze saluts nazis ont été recensés au musée de la Résistance et de la Déportation de Besançon.

Le dernier en date, commis le 16 août par un visiteur de 55 ans, qui réduit son acte à un simple geste « stupide ». Cette explication ne saurait en atténuer la gravité. Le racisme et l’antisémitisme ne sont pas des opinions, ils sont des délits.

Effectuer le signe de ralliement d’une idéologie à l’origine d’un génocide occasionnant la disparition de plus de 6 millions de personnes juives est un acte abject inqualifiable. Il l’est plus encore lorsqu’il est commis dans un lieu aussi symbolique consacré à la mémoire de celles et ceux qui ont résisté à la barbarie nazie et subi la déportation.

Je condamne toutes les tentatives de banalisation, de relativisation ou de réhabilitation de ces idéologies racistes et antisémites, qu’elles émanent de l’extrême droite comme de l’extrême gauche.

Face à la haine, à l’antisémitisme ou au racisme, notre devoir est de défendre la mémoire, de faire respecter la loi et de ne jamais céder à l’indifférence.

On ne compose pas avec les idéologies extrêmes, on les combat.

more
Visuel article site (91)

À tous ceux qui reposent ici ou dont le nom demeure gravé dans notre mémoire, Merci

Face à cette mer, à ces croix alignées, à ces noms inconnus, nous mesurons avec gravité ce que notre liberté doit au courage de milliers de jeunes hommes venus de loin en 1944. Ils ont quitté leurs familles, leur pays, leurs repères, pour libérer une terre qu’ils ne connaissaient pas.

Comme l’écrit Philippe Labro : « Ils ne savaient rien, ou presque. Ils ignoraient tout de ces localités aux consonances énigmatiques : Colleville, Vierville, Arromanches, Grandcamp, Sainte-Honorine, Poupeville. […] Et ils eurent sept secondes et demie de survie devant eux. »

Ces mots rappellent avec une force bouleversante la réalité du 6 juin 1944, des soldats projetés sur les plages normandes, confrontés à l’inconnu et, pour beaucoup, au sacrifice ultime.

Le 15 août 1944, l’opération Dragoon débutait en Provence. Menée par les Alliés et l’armée française, elle a permis d’ouvrir un front en France afin de libérer le Sud-Est.

Adressons notre reconnaissance à tous ceux qui ont combattu et combattent encore pour notre liberté : soldats américains, canadiens, britanniques, français, africains et de tant d’autres nations alliées, aux groupes de résistants qui ont donné leur vie pour que la France, l’Europe et les générations qui leur ont succédé puissent vivre libres.

Leur souvenir nous oblige à transmettre l’Histoire, à combattre l’oubli, à refuser la haine et à défendre sans relâche la paix, la démocratie et la fraternité entre les peuples.

À eux, à leurs familles, à tous ceux qui reposent ici ou dont le nom demeure gravé dans notre mémoire, Merci.

« Ils ne savaient rien, ou presque. Ils ignoraient tout de ces localités aux consonances énigmatiques : Colleville, Vierville, Arromanches, Grandcamp, Sainte-Honorine, Poupeville. A peine connaissaient-ils l’existence de cette région au nom cependant relativement facile à prononcer : Normandie, avec un y dans leur langue natale, la seule qu’ils savaient parler, car ils n’étaient pas bilingues. Ils étaient les GI’s, les soldats américains, venus d’ailleurs pour libérer un ailleurs dont on ne leur avait pas appris grand-chose à l’école. La France. L’Europe. Un continent occupé par une force qu’on leur avait identifiée comme nazie. Et ils eurent sept secondes et demie de survie devant eux. » Philippe Labro

more