Alerté par les pharmaciens de ma circonscription, j’avais écrit au ministre de la Santé, dès cet été, pour demander la suspension de l’arrêté abaissant les remises applicables aux médicaments génériques.
En septembre, j’ai de nouveau interpellé le Premier ministre, Sébastien Lecornu, pour demander solennellement la suspension de cet arrêté et la réouverture d’un dialogue avec les pharmaciens.
Il était de ma responsabilité d’agir face à une mesure qui, sans offrir le moindre bénéfice ni aux Français, ni aux pharmaciens, ni aux finances publiques, fragilisait le modèle économique des pharmacies et menaçait le maillage du réseau officinal.
Cette décision aurait davantage aggravé les inégalités d’accès aux soins, en affectant principalement les pharmacies qui maintiennent leur présence au cœur des quartiers de nos villes et dans nos territoires ruraux.
Nos alertes ont été entendues. L’annonce du Premier ministre est une sage décision. Elle apporte une réponse à l’inquiétude légitime exprimée par les pharmaciens.
Le dialogue doit désormais se poursuivre pour engager une réflexion approfondie sur le modèle économique des pharmacies afin de mieux prendre en compte les disparités entre officines et bâtir un modèle équilibré et durable sur l’ensemble du territoire national.
