La rentrée scolaire 2026 intervient dans un contexte inédit, celui d’un recul durable de la démographie, dont les conséquences se font déjà sentir dans nos communes et dans nos écoles.
En 2025, pour la première fois depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, notre pays a enregistré davantage de décès que de naissances. D’ici à 2035, la France comptera 1,7 million d’élèves de moins. Dans le Doubs, les écoles primaires accueillent cette année près de 800 élèves de moins, et pourraient en perdre 1 000 par an au cours des trois prochaines années.
Moins de naissances aujourd’hui, ce sont demain des écoles, des collèges, des lycées dont il faut repenser l’organisation. Le choc démographique est massif. L’anticiper, c’est se projeter et construire collectivement des solutions adaptées aux réalités de chaque territoire.
Mais moins d’élèves ne doit jamais signifier une école à plusieurs vitesses ou un affaiblissement de la proximité, notamment dans les territoires ruraux. Au contraire, cette évolution doit être l’occasion de remettre l’égalité territoriale au cœur de nos choix et de réaffirmer une ambition forte pour l’École de la République.
Cette ambition commence par garantir à chaque enfant les mêmes chances de réussite. La baisse des effectifs est l’occasion d’alléger les classes et d’offrir à chaque élève de meilleures conditions d’apprentissage. Elle ne doit se traduire ni par une baisse des moyens, ni par un recul de nos exigences. Elle doit devenir une opportunité pour élever le niveau général.
La mission première de l’école est de transmettre les savoirs et de former des citoyens éclairés. Apprendre demande des efforts. Pour y parvenir, l’école doit concilier exigence, effort et bonheur d’apprendre. Il n’y a pas de réussite sans maîtrise des savoirs fondamentaux : lire, écrire, compter, raisonner, s’exprimer et comprendre le monde qui nous entoure. Elle doit aussi reconnaître et valoriser l’excellence dans toutes les voies de formation, y compris les filières professionnelles. La France a autant besoin de techniciens qualifiés, d’artisans compétents, d’ouvriers spécialisés que de cadres supérieurs ou d’ingénieurs de haut niveau.
Aucune politique éducative ambitieuse ne pourra réussir sans nos professeurs. Leur engagement, leur expertise et leur autorité constituent le socle de notre École. Cette rentrée est l’occasion de leur adresser un message de confiance et de reconnaissance.
Face à la crise des vocations, le député présentera prochainement 30 propositions pour redonner l’envie de devenir enseignant et restaurer l’attractivité du métier. Elles s’articuleront autour de trois priorités : améliorer les conditions d’exercice et revaloriser le métier, restaurer l’autorité et la reconnaissance de l’École dans la société, et faciliter les parcours professionnels ainsi que la gestion des carrières des enseignants.
Préparer l’avenir de nos enfants doit être l’une des grandes causes nationales des années à venir. Il n’est pas acceptable que les enfants d’aujourd’hui aient moins de chances de construire leur avenir que les générations qui les ont précédés. C’est sur les bancs de l’école que se prépare non seulement leur avenir, mais aussi celui de notre pays.