Ces derniers jours, trois refus d’obtempérer d’une gravité exceptionnelle ont marqué les esprits : trois policiers blessés à Nantes, une policière traînée sur une centaine de mètres dans le Val-d’Oise et une course-poursuite de 13 kilomètres à Tarbes.
Dans le Doubs, les refus d’obtempérer sont en augmentation de façon alarmante en 2025 : + 22 % en zone gendarmerie et + 46 % en zone police.
Je salue le sang-froid de nos forces de l’ordre qui assurent, chaque jour, la sécurité de nos concitoyens au péril de leur vie. Je leur apporte tout mon soutien et ma profonde reconnaissance.
En juin 2025, j’ai déposé une proposition de loi visant à durcir significativement les sanctions. Parmi les mesures préconisées : confiscation obligatoire du véhicule, annulation de plein droit du permis de conduire, peines portées à 3 ans d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende, instauration de peines planchers de 2 à 4 ans en cas de récidive, obligation d’effectuer un stage de sensibilisation à la sécurité routière et un stage de citoyenneté à la charge du condamné, campagne nationale de prévention et de sensibilisation.
J’ai adressé un courrier au ministre de l’Intérieur pour l’alerter sur l’impératif d’intégrer ces mesures au projet de loi du Gouvernement sur la sécurité du quotidien actuellement en préparation.
Le refus d’obtempérer n’est pas une simple infraction routière. Refuser d’obtempérer, c’est défier l’autorité de l’État, mettre en danger les forces de l’ordre et l’ensemble des usagers de la route. J’appelle à une réponse pénale dissuasive, ferme et immédiate. L’État a le devoir de réaffirmer pleinement son autorité.

