Question au gouvernement : Répondre au défi de l’attractivité du métier d’enseignant

Lors de la séance de questions au gouvernement, j’ai tenu à questionner la ministre de l’Éducation nationale sur son plan d’action pour rendre le métier d’enseignant plus attractif.

Longtemps perçu comme une vocation, le métier d’enseignant attire de moins en moins de candidats.

Le faible niveau de rémunération, eu égard au niveau d’étude et aux responsabilités, l’absence de reconnaissance sociale, morale, parfois institutionnelle, participent au manque d’attractivité du métier d’enseignant. Il est pourtant, l’un des plus beaux métiers du monde.

La chute des inscriptions aux concours témoigne d’une crise structurelle.

En 25 ans, les inscriptions aux Capes se sont effondrées de près des trois quarts. Plus de 3 000 postes sont restés non pourvus aux concours en 2024. Le manque de professeurs est devenu systémique et l’enseignant que je suis ne peut s’y résoudre.

Je me réjouis, que le Premier ministre, François Bayrou, ait placé l’école, la transmission des savoirs, la formation des enseignants, au premier rang des priorités du Gouvernement.

Il est urgent d’élever le niveau de l’école. Il est urgent de répondre à la crise d’attractivité du métier d’enseignant.

J’ai tenu à saluer les récentes annonces de la ministre de l’Éducation nationale, Élisabeth Borne, sur la formation, qui vont dans le sens de mes propositions et de celles portées par le groupe démocrate.

Nous faisons un constat identique concernant le positionnement du concours d’enseignant à bac+5.

La mastérisation a considérablement réduit le nombre de candidats aux concours. Elle a, de plus, éloigné la formation des réalités du terrain.

4 jeunes professeurs sur 5 déclarent ne pas être suffisamment préparés dans la gestion de classes et l’accompagnement des élèves.

Nous avons besoin d’enseignants en confiance, bien formés et mieux accompagnés, pour bâtir l’école de la réussite.

Je suis convaincu que « devenir enseignant » ne s’apprend pas dans un amphithéâtre, mais dans les écoles, dans les classes, au contact des élèves et des professeurs expérimentés.

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