Consacrer le rôle fondamental de l’école maternelle et reconnaître le rôle majeur des enseignants
Lors de l’examen du texte visant à pérenniser les jardins d’enfants, j’ai rappelé l’importance de l’école maternelle dans le parcours scolaire d’un enfant.
Il y a bientôt 4 ans, nous abaissions l’instruction obligatoire dès 3 ans.
C’est effectivement à l’école maternelle que commence la lutte contre les inégalités. C’est une des missions première, voir la mission première, de l’école.
Les jardins d’enfants et l’école maternelle ont en commun d’être des lieux où les enfants s’éveillent, se construisent, des lieux de socialisation et de développement affectif.
Ce qui les différencie fondamentalement, c’est que l’école maternelle constitue un cycle d’enseignement, là où les jardins d’enfant ne constituent qu’un éveil.
Malgré les immenses qualités des éducateurs ou éducatrices, des auxiliaires de puériculture dont nous saluons le travail, l’éveil pédagogique pour lequel elles sont formées ne constitue qu’une étape initiale des premiers apprentissages transmis par les enseignants des écoles maternelles.
Nous avons soutenu, défendu, l’abaissement de l’instruction obligatoire à 3 ans, précisément pour consacrer le rôle fondamental de l’école maternelle et reconnaître le rôle majeur des enseignants. Nous ne souhaitons pas revenir en arrière.
Pour cela, le groupe démocrate n’a pas voté cette proposition de loi.