Je me félicite de l’annulation, en commission de l’Éducation, des 1588 suppressions de postes de professeurs. C’était le sens de mon amendement lors de l’examen du budget 2027 de l’Éducation nationale.
Cette décision transpartisane constitue une première réponse aux difficultés exprimées dans la mobilisation lycéenne. Maintenir ces postes, c’est se donner les moyens de pourvoir des postes d’enseignants vacants, d’assurer les remplacements des professeurs absents, d’alléger les effectifs des classes et de favoriser un climat scolaire serein.
La baisse de la natalité et des effectifs scolaires est une réalité. Pour autant, moins d’élèves ne doit pas signifier automatiquement moins de professeurs, ni moins d’ambitions. C’est une conviction défendue depuis 2022.
La baisse démographique doit, au contraire, être une occasion d’accélérer la baisse des effectifs des classes, d’améliorer les conditions d’apprentissage des élèves comme les conditions d’exercice des professeurs. Elle ne doit conduire ni à une école à plusieurs vitesses ni à un affaiblissement de la proximité.
Au-delà du maintien de ces postes, ce budget doit être jugé non seulement au montant des crédits alloués, mais surtout aux progrès qu’il permettra concrètement dans les classes.
J’ai défendu auprès du ministre trois exigences : mieux apprendre, mieux accompagner, mieux préparer l’avenir.
𝗠𝗶𝗲𝘂𝘅 𝗮𝗽𝗽𝗿𝗲𝗻𝗱𝗿𝗲, c’est élever le niveau des élèves, renforcer la formation des professeurs et redonner à l’École la reconnaissance et la place qu’elle mérite.
𝗠𝗶𝗲𝘂𝘅 𝗮𝗰𝗰𝗼𝗺𝗽𝗮𝗴𝗻𝗲𝗿, c’est faire en sorte que les moyens annoncés pour l’inclusion des enfants en situation de handicap, le recrutement de personnels de santé, d’assistants sociaux deviennent une réalité.
𝗠𝗶𝗲𝘂𝘅 𝗽𝗿𝗲́𝗽𝗮𝗿𝗲𝗿 𝗹’𝗮𝘃𝗲𝗻𝗶𝗿, c’est faire de l’orientation scolaire une véritable priorité. Aucun jeune ne doit être laissé seul et dans l’inquiétude face à ses choix dans ParcourSup.
Ces ambitions exigent de sortir d’une gestion à courte vue, au rythme des seuls budgets annuels. Je défends une loi de programmation ambitieuse pour l’École, avec des objectifs et des moyens pluriannuels clairement définis.
Nous avons certes besoin d’un budget pour la prochaine rentrée. Nous avons surtout besoin d’un cap pour les prochaines années : de la reconnaissance pour les professeurs, de la visibilité pour les familles, des perspectives pour nos jeunes.
C’est ainsi que nous tiendrons, envers notre jeunesse, la promesse de l’École de la République.