Aucun des élus des précédentes municipalités de Besançon ne nous fera croire qu’il découvre la situation des habitants de Planoise.
Cela fait près de dix ans que j’alerte sur les conditions de vie des habitants de la rue Dürer : sur l’insécurité, le trafic de drogues, les logements insalubres, les cages d’escalier dégradées, les dépôts sauvages d’ordures, la présence de rats, les ascenseurs régulièrement en panne, les squatteurs, les dealers qui coupent le chauffage ou l’électricité de jour comme de nuit…
Personne n’accepterait de vivre dans de telles conditions. À Besançon, chaque famille a droit à la sécurité, à des rues propres et à des cages d’escalier qui sentent bon.
Je suis frappé par les réactions des élus de l’opposition qui feignent aujourd’hui de découvrir ces conditions, eux qui, durant six ans, avaient toute latitude pour apporter des solutions. En réalité, ils dénoncent les conséquences de leurs propres décisions.
Comment lutter contre les squats lorsque ces mêmes élus refusent l’expulsion des squatteurs ?
Comment lutter contre les trafics de drogue lorsqu’ils proposent de désarmer les policiers, de légaliser le cannabis et refusent l’expulsion des locataires condamnés pour trafic ?
Comment lutter contre les dépôts sauvages d’ordure lorsqu’ils s’opposent à la vidéoprotection qui permet d’identifier les auteurs ?
Il faudra de la prévention, de l’accompagnement, de l’éducation mais aussi de la responsabilisation et de la répression.
Nous assumerons une ligne politique plus ferme à l’égard de tous ceux qui pourrissent la vie des habitants. Les déchets ne tombent pas du ciel. Les incendies ne se déclenchent pas tout seuls.
Besançon sale, dégradée, abandonnée, ça ne sera pas avec nous !