Je condamne fermement la fresque de l’artiste Nacle et le slogan qu’elle véhicule : « La Police Tue ». Sous couvert de création artistique, ce message met gravement en cause l’honneur de milliers de policiers et de gendarmes qui servent la République avec courage, parfois au péril de leur vie. Il nourrit une haine anti-flic inacceptable et jette l’opprobre sur toute une institution.
Si l’art a pour vocation d’éveiller les consciences, sa force symbolique ne doit en aucun cas servir à justifier les amalgames ni à attiser les haines. La justice recherche des responsabilités, l’amalgame désigne des ennemis. Je refuserai toujours que les policiers soient désignés comme des ennemis.
Il y a des œuvres qui rassemblent et donnent à notre émotion une expression digne, à l’image de la fresque en hommage à Lyhanna Boulevard Diderot. À l’inverse, cette fresque substitue la haine à la réflexion.
Derrière l’uniforme, il y a des femmes, des hommes, des familles, des vies faites d’engagement, de courage et de sacrifices. Il y a des professionnels qui affrontent la violence et risquent leur vie pour protéger celle d’un inconnu. Il y a enfin la mémoire des policiers et gendarmes tombés en service, et le respect dû à la douleur de leurs familles.
J’adresse mon plein et entier soutien à nos forces de l’ordre, qui servent notre pays et protègent les Français. Ce soutien va également à leurs familles, elles aussi blessées par ces accusations indignes.