Ce lundi matin, je me suis rendu à la maison d’arrêt de Besançon, aux côtés de M. le maire, Ludovic Fagaut, afin d’apporter mon soutien aux surveillants pénitentiaires.
L’établissement compte aujourd’hui 461 détenus pour 273 places. Cette réalité illustre, à elle seule, l’état de saturation du système carcéral, où se conjuguent surpopulation, conditions de détention indignes et manque d’effectifs de surveillants. Dans ces conditions, nos prisons deviennent de véritables cocottes-minute.
J’avais déjà effectué une visite à la maison d’arrêt en janvier 2024 et alerté sur ses dysfonctionnements. Deux ans plus tard, rien n’a changé.
La prison remplit deux fonctions essentielles : mettre à l’écart les individus qui représentent un danger pour la société, et permettre aux détenus de sortir meilleurs qu’ils ne sont entrés. Aujourd’hui, les conditions carcérales ne permettent de remplir correctement ni l’une ni l’autre de ces missions.
La prison ne doit pas être une colonie de vacances. Mais elle doit rester un lieu humain, garantissant à la fois la sécurité des agents pénitentiaires et la dignité des détenus. Soutenir les surveillants pénitentiaires, c’est défendre de meilleures conditions de travail, mais aussi des conditions de détention dignes. Les deux sont indissociables.
Peut-on raisonnablement continuer à investir des millions d’euros dans un bâtiment obsolète, qui ne garantit ni la sécurité des surveillants, ni la dignité des personnes détenues, ni la tranquillité des riverains, qui subissent eux aussi les conséquences de cette situation ? Le débat sur la construction d’un nouveau centre pénitentiaire en périphérie de la ville doit être posé.
J’ai pris l’engagement, auprès des agents pénitentiaires, de relayer dès cette semaine leurs revendications au ministère de la Justice.