Tout le monde n’a pas la chance de vivre dans une commune bien desservie par les transports en commun. Tout le monde ne peut pas circuler à vélo, que ce soit en raison de son âge, de sa santé, de ses contraintes professionnelles et familiales ou des distances.
Prétendre, comme j’ai pu l’entendre de la part de la gauche bisontine, que la voiture serait « à rebours de l’histoire » relève d’une profonde méconnaissance du quotidien de millions de Français. C’est une vision de citadins privilégiés !
J’ai grandi à la campagne. Je suis député de Besançon, mais aussi de 90 autres communes. Dans ces villages, comme dans certains quartiers de Besançon éloignés des réseaux de transport, la voiture demeure indispensable au quotidien.
Bien sûr qu’il est utile et impératif de développer des alternatives à la voiture, telles que l’offre ferroviaire, les transports en commun, le vélo, la marche. Mais l’action publique doit privilégier la complémentarité des mobilités, et non se résumer à une opposition idéologique entre les usagers, au toujours plus de contraintes, d’interdictions et de culpabilisation pour les automobilistes.
Défendre l’écologie, c’est aussi tenir compte de la vie réelle des Français et garantir à chacun la liberté de se déplacer. C’est cette ligne de bon sens que je continuerai à défendre, ici dans les instances de Grand Besançon Métropole, comme à l’Assemblée nationale.