Je me réjouis de l’annonce de l’interdiction des sachets de nicotine à compter de mars 2026.
J’avais alerté le ministre de la Santé sur les risques sanitaires pour les adolescents et plaidé en faveur de cette interdiction.
Depuis 2021, la vente de ces sachets connaît une forte croissance, alimentée par un marketing agressif, des saveurs attrayantes, des circuits de vente hors de contrôle, en particulier sur internet.
Pourtant interdits à la vente aux moins de 18 ans, les adolescents sont particulièrement ciblés. Sur les réseaux sociaux, ces sachets sont présentés comme de simples bonbons inoffensifs.
De nombreux cas d’intoxications aiguës, vomissements sévères, convulsions, hypotensions, troubles de la conscience ont été recensés chez les adolescents. Un seul sachet de nicotine équivaut à la consommation de 13 à 20 cigarettes, soit jusqu’à 10 fois la dose d’une gomme de nicotine pharmaceutique.
Cette croissance du marché m’inquiétait au regard du risque de dépendance à la nicotine extrêmement addictive et porte d’entrée vers la consommation de tabac.
Cette interdiction est une victoire pour la santé publique de nos concitoyens et particulièrement pour la santé de la jeunesse.