Lors de l’audition d’Édouard Geffray, ministre de l’Éducation nationale, j’ai présenté les priorités du groupe Démocrate concernant les crédits de la mission « Enseignement scolaire » du Projet de loi de Finances pour 2026.
Dans un contexte budgétaire contraint, le budget 2026 de l’Éducation nationale demeure le premier budget de la Nation avec 64,5 milliards d’euros, en hausse de 200 millions d’euros.
J’identifie trois défis majeurs pour l’École de la République :
- Élever le niveau des élèves,
- Restaurer l’attractivité du métier d’enseignant,
- Transformer la baisse démographique en opportunité pour l’école.
L’urgence d’élever le niveau des élèves
Élever le niveau des élèves français, partout sur le territoire, est un impératif. Si nous voulons bâtir une école bienveillante, nous la devons exigeante.
Ainsi, les savoirs fondamentaux, la culture générale, l’esprit critique, la laïcité doivent figurer parmi les priorités de l’école.
Revaloriser et former les enseignants
Pour élever le niveau, nous avons besoin d’enseignants bien formés, mieux considérés, par l’institution comme par la société, et rémunérés à la hauteur de la mission qui est la leur.
Dès 2022, j’appelais à un plan pluriannuel de revalorisation des enseignants et au retour du concours de recrutement des professeurs à bac+3 suivi de deux années de stages rémunérées. Devenir professeur ne s’apprend pas dans un amphithéâtre, mais au contact des élèves et des professeurs expérimentés.
Saisir l’opportunité démographique
La baisse de la démographie est une réalité. Les établissements scolaires accueilleront 1 million d’élèves en moins entre 2017 et 2029. Saisissons l’occasion d’en faire une opportunité pour baisser les effectifs des classes, améliorer les conditions d’apprentissage des élèves et les conditions d’enseignement des professeurs.
Si j’ai salué la décision du gouvernement de ne pas aligner mécaniquement les suppressions de postes d’enseignants sur la baisse démographique, j’ai alerté le ministre sur les fortes disparités persistantes. 30 élèves par classe en maternelle, c’est la réalité dans certaines classes de ma circonscription. Ce n’est pas acceptable. Aucune classe en France ne devrait dépasser 23 ou 24 élèves de la maternelle au collège.
Un besoin de stabilité et d’une vision de long terme
J’appelle à la stabilité et à inscrire les politiques éducatives dans une vision de long terme. Depuis 2017, les réformes se sont succédé et les priorités se sont multipliées. L’École a désormais besoin de stabilité et de sérénité.