Le conseil municipal de Besançon n’est pas l’Assemblée générale de La France Insoumise

Les Bisontins ont élu 55 conseillers municipaux pour porter leurs voix, leurs préoccupations et leurs espoirs. Notre premier devoir est d’être à la hauteur de cette confiance et de la respecter.

Lors du conseil municipal d’installation, il n’aura fallu que quelques dizaines de minutes pour que la gauche et l’extrême gauche réunies claquent la porte, incapables de respecter les règles et l’exigence du débat démocratique.

Lors d’un conseil municipal d’installation, les groupes politiques ne sont pas encore constitués. Il est donc d’usage qu’il n’y ait que deux prises de parole : celle du maire nouvellement élu, puis celle du chef de file de l’opposition.

Madame Vignot, maire sortante et cheffe de file de la seconde liste présente au second tour, s’est librement exprimée, au nom de l’ensemble de l’opposition, sans aucune contrainte de temps.

La réaction outragée et le départ bruyant des élus de gauche et d’extrême gauche exigeant à leur tour la parole n’étaient donc en rien justifiés.

Le conseil municipal de Besançon n’est pas une Assemblée générale de la France Insoumise. Les règles de prise de parole s’appliquent à tous de la même façon, y compris aux élus de gauche et d’extrême gauche. Elles garantissent l’égalité de traitement et le bon déroulement des séances.

Les Bisontins méritent mieux que le spectacle désolant d’une gauche et d’une extrême gauche divisées, plus promptes à mettre en scène le désordre qu’à s’accorder sur un porte-parole commun.

Ils avaient promis la « résistance » ; ils ont offert aux Bisontins le désordre et la « bordélisation ».

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