La fusion entre la Bourgogne et la Franche-Comté a été présentée comme un levier d’économies budgétaires. En réalité, elle s’est traduite par une machine administrative sans âme, une augmentation des dépenses, l’éloignement des citoyens et des décisions.
Invité sur France 3, j’ai dressé un bilan sévère mais lucide de cette réforme territoriale qui n’a pas tenu ses promesses.
Tout d’abord, les économies annoncées n’ont pas été au rendez-vous. Deux rapports objectivent cet échec. D’une part, la Cour des comptes a souligné que les 10 milliards d’euros d’économies annoncés à l’échelle nationale n’ont jamais été atteints. D’autre part, la Chambre régionale des comptes a évalué à 23 millions d’euros le coût de la fusion entre la Bourgogne et Franche-Comté.
Au-delà de la question budgétaire, cette réforme a profondément éloigné les décisions et modifié l’équilibre territorial au détriment de Besançon. Un grand nombre de directions régionales administratives se sont délocalisées à Dijon : Préfecture de Région, Direction Régionale Agriculture et Forêt, Agence Régionale de Santé, Caisse des dépôts, État major de la gendarmerie, France Travail… Cette centralisation a des conséquences concrètes, la centralisation et le transfert de nombreux emplois vers Dijon.
Face à ce déséquilibre, il n’est pas question que Besançon efface son statut de capitale régionale. La proximité est un gage d’efficacité, c’est aussi un gage démocratique.
J’ai récemment voté la loi qui expérimente la sortie de la collectivité européenne d’Alsace de la région Grand-Est. Je souhaite que l’on puisse s’inspirer de l’expérimentation alsacienne.
Ce qui est possible en Alsace peut l’être aussi en Franche-Comté.
DESCOLLONGES
Tout à fait d’accord avec vous.
D’autre part j’ai écrit à la CRC pour dénoncer les dépenses concernant la petite enfance, et je n’ai jamais eu de réponse!
Dardelin
Je partage les mêmes réserves depuis bien longtemps sur les conséquences de ce marché de dupes de grande région au dépens de la Franche Comté, économiquement et démographiquement pourtant plus vaillante que la Bourgogne, et sur le déclassement de Besançon, capitale régionale qui a cédé à Dijon l’essentiel des administrations et des emplois.
Tisserand
Excellente initiative merci