Harcèlement scolaire : « Nous avons une obligation de résultat » 

À l’occasion d’une table-ronde sur le harcèlement scolaire en commission des Affaires culturelles et de l’Éducation, nous avons eu le plaisir d’accueillir :

  • Jean-Pierre Bellon, Directeur du centre ReSIS – Association de lutte contre le harcèlement scolaire ;
  • Marie-Charlotte Clerf, psycho-praticienne et créatrice de « mêmepaspeur-coaching.com : pour lutter contre le harcèlement scolaire » ;
  • Serge Tisseron, Président de l’association « Développer l’empathie par le jeu des trois figures » 

Les événements tragiques récents, comme le drame du suicide du jeune Nicolas à Poissy, confirment, tristement, que le harcèlement est un fléau.

– 1 collégien sur 7 déclarent s’être sentis harcelés au cours d’une année scolaire, 

– Quasi 1 sur 2 déclarent avoir été victimes d’au moins une violence, de façon répétée durant l’année scolaire dernière. 

Ces chiffres reflètent l’urgence.

Le groupe démocrate est fortement sensibilisé sur la question du harcèlement et s’est fortement mobilisé lors de la loi du 2 mars 2022.

Nous sommes convaincus que, pour prévenir le harcèlement, il est nécessaire de sensibiliser et agir dès les premiers signaux. Encore faut-il savoir les détecter ou donner la possibilité aux victimes de s’exprimer.

Sensibiliser les élèves, les enseignants, les éducateurs et animateurs, les parents et l’ensemble des personnels de l’éducation nationale sont une évidence.

J’étais enseignant du premier degré il y a moins de 2 ans et jamais je n’ai été formé à repérer, analyser, résoudre un cas de harcèlement ni au cours de ma formation initiale, ni en formation continue.

Sur le harcèlement, nous n’avons pas une obligation de moyen mais une obligation de résultat !

J’ai donc demandé aux intervenants de nous faire part de leurs préconisations pour être efficace au sein de la grande maison de l’éducation nationale.

Et, parce que le harcèlement ne s’arrête pas à l’enceinte scolaire, il s’importe et s’exporte au travers notamment des réseaux sociaux, j’ai souhaité connaître leurs préconisations sur la prévention du cyberharcèlement. 

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