Le Premier ministre François Bayrou a récemment tiré la sonnette d’alarme. « Maîtriser la dette publique n’est pas une option, c’est un devoir. Chaque euro dépensé doit être utile. »
En 2024, le déficit public a atteint 3 300 milliards d’euros, c’est-à-dire 50 000 euros par français quel que soit son âge. En 2025, les intérêts de la dette pourraient s’élever à 67 milliards d’euros, soit devenir la première charge de l’État, devant les budgets actuels de l’Éducation nationale ou de la Défense.
Le dernier budget à l’équilibre date de 1974. Depuis cette date, ayons l’honnêteté de dire que la France vit structurellement au-dessus de ses moyens.
Cette situation n’est ni raisonnable ni soutenable. Elle menace non seulement la souveraineté nationale, notre modèle social, la confiance des citoyens dans l’action publique et compromet la capacité de la France à investir dans l’avenir.
L’efficacité de nos dépenses doit guider l’ensemble de nos politiques publiques.
Il ne s’agit pas de plonger le pays dans l’austérité, mais de repenser l’efficacité des dépenses publiques qui doit guider l’ensemble de nos politiques publiques. C’est une question d’organisation, de simplification et d’évaluation rigoureuse.
Je suis convaincu qu’il est possible de réduire la dépense publique de la France, sans baisser la qualité des services publics.
Je ne cesserai de le répéter, la France doit faire de la réindustrialisation une véritable obsession. Notre appareil productif est trop faible. Le PIB par Français est 10 à 25% inférieur à celui de nos voisins européens, et le commerce extérieur est déficitaire de 100 milliards d’euros par an.
Nous devons produire davantage, travailler plus et mieux.
L’objectif du gouvernement est de réaliser 40 milliards d’euros d’économies d’ici 2026 avec une méthode inédite, fondée sur la transparence, la concertation et l’efficacité.
Le Premier ministre a donné son cap : améliorer la compétitivité pour devenir une nation plus productive, reprendre en main les finances publiques en visant le retour au déficit sous le seuil des 3 % du PIB en 2029, réformer notre modèle social pour le préserver, travailler tous, travailler davantage, travailler mieux.
Il s’agit d’engager chaque acteur, État, collectivités, partenaires sociaux, citoyens, dans une démarche de responsabilité et d’équité. Un pilotage mensuel renforcé des finances publiques est instauré, accompagné d’une revue complète des missions de l’État pour supprimer les doublons, recentrer les moyens et renforcer l’évaluation.
Face à cette impasse, le gouvernement refuse les solutions de facilité. Ni hausse d’impôts, ni fuite en avant dans l’endettement.
Alors qu’en France, la dépense publique et la pression fiscale figurent parmi les plus élevées au monde, l’heure est à la vérité, au courage et à l’action collective.