Drapeau palestinien à Besançon : « Je saisis le préfet du Doubs »

La municipalité de Besançon a pris la décision, ce lundi 23 juin, de hisser le drapeau palestinien sur l’esplanade des Droits de l’Homme. Cette initiative a été menée sans consultation préalable des élus, ni aucun débat démocratique. Nous en avons été informés uniquement par le biais de la presse et des réseaux sociaux.

Le conflit israélo-palestinien est une tragédie et un drame humanitaire. J’exprime toute ma compassion et ma profonde douleur pour les victimes israéliennes et palestiniennes, pour les 49 otages encore détenus par le Hamas à Gaza, et pour les Palestiniens pris au piège de la violence et du cynisme de l’organisation terroriste islamiste.

Notre devoir est d’appeler à la paix, non d’importer le conflit à Besançon.

Le choix de la municipalité ne peut qu’attiser les tensions, au moment où la France connaît une recrudescence très inquiétante des actes antisémites depuis les attaques du 7 octobre 2023.

Un message véritablement humaniste aurait consisté à faire figurer, côte à côte, les drapeaux israélien et palestinien, en témoignage d’un appel à la paix et du respect de toutes les victimes.

La place des Droits de l’homme doit demeurer un lieu de rassemblement républicain. Elle ne saurait devenir le théâtre d’une instrumentalisation politique.

Par ce geste, les élus de la municipalité choisissent d’afficher une posture partisane et rompent avec le devoir de neutralité qui s’impose à la Ville de Besançon.

Ils relèguent ainsi au second plan les attaques du 7 octobre 2023 au cours desquelles les terroristes du Hamas se sont rendus responsables du pire massacre antisémite de notre histoire depuis la Shoah. 48 de nos compatriotes français y ont perdu la vie.

Jamais les militants de la paix ne hiérarchisent les souffrances. La paix ne peut se construire que sur le respect du droit et de la dignité de tous les peuples.

J’ai saisi le préfet du Doubs pour demander le retrait du drapeau, au nom du respect des valeurs républicaines et de la neutralité des institutions.

Nous devons tous veiller à ce que Besançon reste un lieu de solidarité, d’apaisement, et non d’affrontements.

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