On le voit à Planoise, l’insécurité a cela d’insupportable qu’elle touche en premier lieu les plus fragiles. Pourtant, la sécurité n’est pas la priorité des écologistes.
La police municipale bisontine compte 51 agents, 18 postes sont vacants. Depuis le début du mandat, 16 policiers municipaux ont démissionné, souvent avec regret.
À titre de comparaison, Metz compte 115 policiers municipaux et Mulhouse 72. Metz a engagé 50% de dépenses de fonctionnement supplémentaires sur les sujets de sécurité, c’est 60% à Mulhouse.
Il aura fallu 3 ans pour que la municipalité daigne proposer un projet de service aux policiers municipaux. L’amateurisme est tel que je crains que ce soit pire !
Alors que la police municipale est en sous-effectif, la maire de Besançon projette de réduire le nombre de secteurs d’intervention pour les agrandir. L’assurance de diluer la présence de la police municipale au moment où la proximité est la demande principale des habitants et des commerçants.
Il n’y aura plus non plus de brigade spécifique à Planoise, ni de brigade VTT très appréciée des commerçants du centre-ville.
La nouvelle version propose d’élargir les horaires en soirée alors que le travail n’est pas le même, qu’il est plus dangereux, cela sans créer de brigade de nuit spécifique, sans armer les policiers, sans mieux les rémunérer. C’est tout bonnement une hérésie.
Bien sûr que l’indignation des policiers face à ce projet de service est légitime. Ils savent que ce sont les Bisontins, et particulièrement les plus fragiles, qui trinqueront.
Il faut désormais revenir à plus de sérieux, que la municipalité reconnaissance son erreur et qu’elle sorte du dogmatisme qui l’aveugle.