Transports urbains: déficit, méconnaissance des besoins et inadéquation de l’offre – Intervention conseil d’agglomération du Grand Besançon du 19/09/2016
A la lecture du rapport annuel de la délégation de service public transports urbains, on est en droit d’avoir quelques inquiétudes.
Le déficit chronique va contraindre le délégataire d’une part à dégager des gains de productivité avec les risques que cela comporte sur la qualité du service et les contraintes sur le personnel, et d’autre part le contraindre à augmenter ses recettes commerciales avec, cette fois, les risques que cela comporte sur les tarifs des usagers et la contribution de l’agglomération.
J’étais intervenu en juin dernier pour exprimer le fait que le renouvellement des contrats d’exploitation devait être l’occasion pour procéder à une évaluation qualitative de notre réseau en différenciant tramway et bus. Je constate que vous n’avez pas accédé à ma demande puisque ce rapport globalise la fréquentation.
En approfondissant le dossier, j’ai pris connaissance du « Plan de déplacements urbains 2015-2025 », publié en 2014 et je me suis aperçu qu’il s’appuyait sur une enquête qui date des années 2004 et 2005 soit bien avant le déploiement du tramway et son impact sur les habitudes et les flux.
Il me semble essentiel, avant la signature de la nouvelle DSP, de réactualiser ces données afin d’adapter le réseau aux besoins non plus supposés mais réels des habitants, au plus près de leurs modes de vie et de leurs habitudes de déplacement.
Le chiffre de 19 lignes sur 35 ne transportant en moyenne que 2 passagers par jour démontre une méconnaissance des besoins et une inadéquation de l’offre. Une démarche de ce type a été réalisée à Thise. Elle a permis de modifier sensiblement l’offre. C’est cette démarche que nous devons généraliser.
Aujourd’hui, l’action publique a besoin de rationalisation.
J’invite donc l’agglomération à réaliser cette enquête pour mieux connaître les besoins et les attentes des usagers en vue d’éventuels changements et améliorations.
http://www.estrepublicain.fr/edition-de-besancon/2016/09/21/besancon-ginko-naufrage-de-transdev

Ligne de Bus en site propre entre la gare Viotte et Témis – Intervention (4/4) conseil municipal de Besançon du 15/06/2016
Nous sommes nombreux à être inquiets sur la capacité de la Place Leclerc ou du pont de la Gibelotte à digérer non seulement le flux actuel de véhicules, mais aussi les nouveaux flux générés par les projets de constructions du quartier Vauban et du quartier Viotte.
Nous avons déjà une expérience de ligne de Transport en Commun en Site Propre (TCSP), il s’agit du tram. Et Si la qualité du service n’est pas discutable, il a eu l’effet indirect, celui de détériorer les conditions de circulations à certains points charnières et par conséquent la qualité de l’offre de transport bus.
J’avais demandé en début de mandat lors d’une réunion publique si une étude d’impact avait été réalisée concernant la circulation de la place Leclerc et la réponse avait été plutôt vague. Une vague phrase au conditionnel, « ça devrait aller ! »
Je suis favorable aux initiatives qui incitent à une mobilité plus écologique où l’équilibre est étudié.
Raisonner comme dans les grandes métropoles où les urbanistes augmentent sciemment les contraintes pour les automobilistes pour inciter au transport en commun serait d’autant plus une erreur qu’à Besançon parmi le flot de véhicules circulent les bus.
Mon intervention a donc pour but d’exprimer que la qualité de l’accessibilité, tout mode de transport confondu (vélo, bus, tramway, véhicules) est aussi un enjeu d’équilibre entre les différents secteurs de notre ville.
Accueil au conseil municipal par l’association vélo Besançon
Accueil au #CmBesac pr association Vélo #Besançon qui souhaitent sensibiliser les élus aux problématiques cyclistes. pic.twitter.com/vaALcz07wJ
— Laurent Croizier (@CroizierLaurent) September 15, 2016




