𝗜𝗻𝗮𝘂𝗴𝘂𝗿𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗱𝗲 𝗹𝗮 𝗻𝗼𝘂𝘃𝗲𝗹𝗹𝗲 𝗲́𝗰𝗼𝗹𝗲 𝗱𝗲𝘀 𝗣𝗿𝗲́𝘀-𝗩𝗲𝗿𝘁𝘀 𝗱𝗲 𝗦𝘁-𝗩𝗶𝘁
Pour l’enseignant que je suis, participer à l’inauguration d’une nouvelle école est toujours un moment fort en émotion.
L’école des Prés-Verts, qui réunit les anciens groupes scolaires Claude-Nicolas Ledoux et Jouffroy d’Abbans incarne la volonté de la commune d’offrir à nos enfants un cadre moderne et durable pour apprendre et s’épanouir.
En investissant dans une aussi belle école, la municipalité démontre tout l’intérêt qu’elle porte à la jeunesse de Saint-Vit.
En offrant de bonnes conditions de travail et de bonnes conditions d’apprentissage, elle montre l’intérêt qu’elle porte aux enseignants, aux ATSEM et à l’ensemble du personnel de l’école.
Ce bâtiment de plus de 3 500 m² comprend 12 salles de classe élémentaires, 6 salles de classe maternelles, un accueil périscolaire, une salle de restauration et une salle multi-activités intergénérationnelle.
Avec un système de chauffage géothermique, une production d’électricité photovoltaïque et des matériaux biosourcés, l’école est labellisée Bâtiment à Énergie Positive (BEPOS).
D’un coût global de 8,6 millions d’euros, le projet a bénéficié de 3,85 millions d’euros de subventions de l’État, l’Union européenne, la Région Bourgogne-Franche-Comté, le Département du Doubs, la Caisse d’Allocations Familiales et l’ADEME.
Je félicite Pascal Routhier, maire de la commune, Dominique Nicollin, maire délégué d’Antorpe et toute l’équipe municipale pour cette magnifique réalisation.
Je salue également toutes les personnes, élus, services, entreprises, qui ont contribué à cette réussite.
Profiter de la baisse de la démographie scolaire pour améliorer le niveau de l’école
Je souhaite poursuivre la réduction des effectifs des classes qui améliore les conditions d’apprentissage des élèves.
La moyenne affichée de 21 élèves par classe pour la rentrée 2026 masque de forte disparités.
Lors de l’examen des crédits de la mission enseignement scolaire du projet de loi de finances, j’ai défendu des amendements visant à préserver les postes d’enseignants dans le premier et le second degré.
Pour un travail pédagogique de qualité, pour élever le niveau des élèves, je considère que plus aucune classe en France ne devrait dépasser 23 ou 24 élèves de la Petite Section de maternelle à la classe de 3ème en collège.
L’école a besoin de stabilité et de vision de long terme
Lors de l’audition d’Édouard Geffray, ministre de l’Éducation nationale, j’ai présenté les priorités du groupe Démocrate concernant les crédits de la mission « Enseignement scolaire » du Projet de loi de Finances pour 2026.
Dans un contexte budgétaire contraint, le budget 2026 de l’Éducation nationale demeure le premier budget de la Nation avec 64,5 milliards d’euros, en hausse de 200 millions d’euros.
J’identifie trois défis majeurs pour l’École de la République :
- Élever le niveau des élèves,
- Restaurer l’attractivité du métier d’enseignant,
- Transformer la baisse démographique en opportunité pour l’école.
L’urgence d’élever le niveau des élèves
Élever le niveau des élèves français, partout sur le territoire, est un impératif. Si nous voulons bâtir une école bienveillante, nous la devons exigeante.
Ainsi, les savoirs fondamentaux, la culture générale, l’esprit critique, la laïcité doivent figurer parmi les priorités de l’école.
Revaloriser et former les enseignants
Pour élever le niveau, nous avons besoin d’enseignants bien formés, mieux considérés, par l’institution comme par la société, et rémunérés à la hauteur de la mission qui est la leur.
Dès 2022, j’appelais à un plan pluriannuel de revalorisation des enseignants et au retour du concours de recrutement des professeurs à bac+3 suivi de deux années de stages rémunérées. Devenir professeur ne s’apprend pas dans un amphithéâtre, mais au contact des élèves et des professeurs expérimentés.
Saisir l’opportunité démographique
La baisse de la démographie est une réalité. Les établissements scolaires accueilleront 1 million d’élèves en moins entre 2017 et 2029. Saisissons l’occasion d’en faire une opportunité pour baisser les effectifs des classes, améliorer les conditions d’apprentissage des élèves et les conditions d’enseignement des professeurs.
Si j’ai salué la décision du gouvernement de ne pas aligner mécaniquement les suppressions de postes d’enseignants sur la baisse démographique, j’ai alerté le ministre sur les fortes disparités persistantes. 30 élèves par classe en maternelle, c’est la réalité dans certaines classes de ma circonscription. Ce n’est pas acceptable. Aucune classe en France ne devrait dépasser 23 ou 24 élèves de la maternelle au collège.
Un besoin de stabilité et d’une vision de long terme
J’appelle à la stabilité et à inscrire les politiques éducatives dans une vision de long terme. Depuis 2017, les réformes se sont succédé et les priorités se sont multipliées. L’École a désormais besoin de stabilité et de sérénité.



