« L’ancienneté des professeurs contractuels doit être totalement prise en compte lors de leur titularisation »
Au moment de leur titularisation, les professeurs en formation Certificat d’Aptitude au Professorat de l’Enseignement des Jeunes Sourds, ne bénéficient pas de la totalité de leur ancienneté dans le calcul effectué par la DRH du ministère des Solidarités et de la Santé.
En effet, uniquement les 60% d’équivalents temps plein qui se fondent sur leur rémunération pour diverses raisons sont pris en compte et non la durée effective de service en temps plein.
Bien que certains aient effectué des recours devant les tribunaux administratifs, il semblerait qu’à ce jour le ministère réponde au coup par coup des injonctions du tribunal plutôt que d’apporter immédiatement une solution juste et équitable.
Ce premier courrier rédigé, à la Ministre déléguée des Solidarités, de l’Autonomie et des Personnes handicapées, a fait également l’objet d’une question écrite au gouvernement.
Un premier pas vers, je l’espère, une issue favorable.

« Il faut s’attaquer au déclassement salarial des enseignants français. J’appelle le Ministre de l’Éducation Nationale à un grand plan pluri-annuel de revalorisation de leur salaire »
J’ai interpellé M. le Ministre de l’Éducation Nationale et de la Jeunesse Pap Ndiaye sur les conditions salariales des enseignants.
Un rapport sénatorial publié en 2021 le démontre. Les enseignants français ont perdu à euro constant entre 15 et 25 % de rémunération au cours des 20 dernières années.
Ils sont moins bien payés alors qu’ils passent en moyenne plus de temps devant leurs élèves que leurs homologues européens.
À qualifications égales, les enseignants sont moins payés que les autres fonctionnaires de catégorie A de la fonction publique.
Les enseignants du premier degré sont les parents pauvres de l’Éducation Nationale. Recrutés à bac +5, ils sont les enseignants qui passent le plus de temps face à leurs élèves. Ils sont aussi les professeurs qui touchent la rémunération la moins élevée.
Alors après les constats, il y a l’action.
L’Éducation Nationale a besoin d’un choc d’attractivité si elle veut résoudre la crise des recrutements. Cela ne pourra pas se faire sans une revalorisation des salaires.
Il s’agit de l’attractivité du métier d’enseignant, de la reconnaissance légitime de leur mission républicaine.


