Audition de la Directrice Générale de l’Enseignement scolaire
En commission des Affaires culturelles et de l’Éducation, j’ai rappelé à la Directrice générale de l’enseignement scolaire les ambitions et la vision des députés démocrates pour l’école.
Nous considérons qu’il y a urgence à élever le niveau de l’école ainsi qu’à restaurer l’autorité et le respect des professeurs.
L’école doit redevenir exigeante sur la transmission des savoirs fondamentaux, rester intransigeante sur la laïcité.
Elle doit inspirer respect et confiance, aux élèves, aux parents et aux professeurs qu’il est fondamental de replacer au centre du système éducatif.
L’éducation nationale peine à recruter ses professeurs. Restaurer l’attractivité du métier ne pourra se faire sans poursuite de la revalorisation salariale, sans nouvelles perspectives de carrière, sans une gestion beaucoup plus souple des ressources humaines.
Nous pensons par ailleurs, qu’il faut davantage faire confiance au terrain, donner aux établissements scolaires et aux professeurs plus d’autonomie et de capacité à décider de leur organisation. Ils connaissent leurs élèves, leurs familles. Toutes les décisions ne peuvent pas venir d’en haut.
L’école est aussi un enjeu de territoire.
Lorsqu’une commune rurale perd une classe ou son école, c’est la vitalité de la commune qui est fragilisée. Une approche triennale de la carte scolaire permettrait de mieux anticiper.
Les députés démocrates sont convaincus que la baisse de la démographie scolaire peut devenir une opportunité pour baisser sensiblement les effectifs des classes à budget constant. Améliorer les conditions d’apprentissage des élèves, les conditions d’enseignement des professeurs, c’est rendre l’école plus performante.
Nous voulons dépasser une approche comptable pour une vision plus transversale, plus performante, plus ambitieuse pour l’école.
Audition des syndicats enseignants
L’enjeu de l’école va bien au-delà de la question des moyens, les défaillances sont également structurelles »
Entre 2017 et 2024, le budget l’Éducation nationale a augmenté de près de 14 milliards d’euros.
La France figure parmi les pays de l’OCDE qui consacrent le plus de moyens à l’éducation.
Sur cette même période, la démographie scolaire a diminué de plus de 350 000 élèves.
Malgré des moyens supplémentaires et une baisse du nombre d’élèves, notre système éducatif continue de rencontrer de réelles difficultés. Ce qui démontre que l’enjeu va bien au-delà des questions d’attribution de moyens, les défaillances sont également structurelles.
Au regard des crises que traverse notre système éducatif, j’ai souhaité savoir qu’elles étaient, selon les syndicats enseignants que nous auditionnions, les premières urgences d’ordre structurel sur lesquelles le ou la futur ministre de l’Éducation nationale devra travailler.


