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Pour la première fois, un Premier ministre ose dire la vérité aux Français

Depuis 20 ans, François Bayrou alerte les Français sur les dangers de la dette. Pour la première fois, un Premier ministre ose dire la vérité, ose prendre les Français à témoin avec courage.

Nous sommes le pays où l’on travaille le moins, où les impôts sont les plus élevés, le pays au monde où la dépense publique est la plus élevée.

Depuis 50 ans, notre pays n’a pas présenté un budget à l’équilibre, chaque année nos dépenses dépassent nos recettes. Chaque seconde, la dette nationale enfle de 5 000 euros, un fardeau que nous laissons à nos enfants.

Tous les indicateurs de la France sont dans le rouge et certains restent dans le déni. Ceux qui prônent, encore aujourd’hui, toujours plus d’impôts, toujours plus de dépenses, toujours moins de travail sont des irresponsables.

Je refuse l’inefficacité de notre dépense publique, l’effondrement de notre système social, notre système de santé, de nos services publics. Tout ce qui ne sera pas fait aujourd’hui, devra l’être de façon beaucoup plus violente demain.

« Un pays qui ne maîtrise pas ses dépenses publiques, est un pays qui s’abandonne » disait Pierre Mendes-France.

Le Premier ministre a fait le choix courageux, deux mois avant la date habituelle, de mettre en débat des propositions de maîtrise des dépenses publiques, de contrôle de la dette, de responsabilisation des dépenses sociales et de relance de la production et du travail pour un effort total de 43,8 milliards d’euros. L’objectif est de réduire le déficit public à hauteur de 2,8% d’ici 2029.

Pour que cet effort soit accepté par tous, il doit être juste, partagé. Tout le monde est mis à contribution, en fonction de ses moyens. L’État doit d’abord montrer l’exemple :

– L’État participera à hauteur de 10 milliards d’économies (4,8 Mds sur le fonctionnement et 5,2 Mds sur les opérateurs et agences de l’État) ;

– Des réformes structurelles engagées pour 1,8 milliard d’économies.

Pour plus de justice fiscale, le gouvernement entend passer à l’offensive contre les fraudes et les niches fiscales injustes. Des efforts sont également demandés à ceux qui ont la capacité de contribuer davantage :

– Les plus fortunés sont mis à contribution à hauteur de 2 milliards ;

– Lutte contres les niches fiscales et sociales inefficaces pour 3,4 milliards d’économies ;

– Lutte contre tous les types de fraudes (fiscales, aides publiques et sociales) à hauteur de 4,2 milliards d’économies.

Notre PIB est inférieur à celui de l’Allemagne, si nous voulons préserver notre modèle social, il est indispensable que la France travaille et produise davantage :

– Incitation à travailler davantage pour un gain de 4,2 milliards d’euros ;

– Lancement d’une conférence sociale sur une nouvelle réforme de l’assurance chômage et sur le droit du travail.

Les dépenses de santé augmentent de façon déraisonnable. Le système n’est plus régulé ni maîtrisé. Cette situation a conduit à une déresponsabilisation généralisée :

– Maîtrise des dépenses sociales pour 5,5 milliards d’économies (mettre fin aux arrêts maladies abusifs, responsabilisation contre l’illusion de la gratuité).

D’autres pistes viennent également compléter cette feuille de route :

– Effort des collectivités territoriales à hauteur de 5,3 milliards d’euros ;

– Simplification administrative pour les entreprises ;

– Contrat d’électricité à long terme pour stabiliser les coûts des industriels ;

– Barème de l’impôt et contributions sociales 2026 maintenus au niveau de 2025. La faible inflation pénalisera peu les Français pour des économies attendues à hauteur de 7,1 milliards.

Il revient désormais aux députés et sénateurs de prendre conscience de la gravité de la situation, de se saisir et d’ajuster ces propositions en adoptant un esprit de responsabilité, au-delà des postures, pour éviter un scénario encore plus dramatique pour la France et les Français.

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Douanes 4 2

Frauder les aides publiques, c’est voler tous les Français

L’Assemblée nationale a adopté la loi contre les fraudes aux aides publiques.

Frauder, c’est voler tous les Français.

Si la fraude constitue un vol de nos concitoyens et de l’État, elle est également une source de financement pour le crime organisé.

Ces dernières années, les fraudes aux aides publiques se sont multipliées. Elles sont estimées à 1,5 milliard d’euros par an.

Certains dispositifs d’aides à la rénovation énergétique, d’aides à l’apprentissage, sont illégalement détournés. Il est donc urgent  d’agir sans délai pour contrer les montages de plus en plus sophistiqués.

À l’heure où la réduction de la dépense publique est une priorité, nous devons garantir que chaque euro dépensé par l’État est bien investi.

La loi offre un nouvel arsenal antifraude :

-Suspension de l’octroi ou du versement d’aides publiques en en cas de suspicion de fraude ou de manquement délibéré ; 

-Augmentation des pénalités en cas de fraude

-Peines portées à quinze ans de réclusion criminelle et 1 000 000 euros d’amende lorsque l’escroquerie est commise en bande organisée ;

-Alourdissement des sanctions pour la fraude au compte personnel de formation ; 

-Rétablissement du délit d’absence d’immatriculation au registre national des entreprises ;

-Interdiction du démarchage pour la rénovation énergétique et l’adaptation des logements au handicap et à la vieillesse ; 

-Le démarchage téléphonique ne sera désormais possible que dans deux cas : si le consommateur a donné au préalable son accord à être prospecté ou lorsque l’appel porte sur un contrat en cours ; 

-Le professionnel devra mettre immédiatement fin à l’appel si le consommateur ne souhaite pas le poursuivre et aura interdiction de le recontacter. 

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