Plan jeunesse : « un plan avec quelques actions, intéressantes et utiles, mais loin, très loin des discours »
Nous avons tous partagé ce constat que les enfants et les jeunes avaient particulièrement souffert de l’isolement dû aux longues périodes de confinement.
Nous avons à plusieurs reprises demander un grand plan municipal en faveur de la jeunesse.
Je suis particulièrement déçu par le contenu du document présenté comme un plan d’actions.
C’est en réalité un plan avec quelques actions, intéressantes et utiles, j’en conviens mais loin, très loin des discours.
J’imagine que nous devrons patienter jusqu’à la présentation du nouveau projet éducatif de territoire, à l’automne prochain.
Mesurez que nous aurons fait plus du tiers du mandat !
Quelques commentaires sur les actions annoncées :
L’annonce du plan éducatif de territoire décliné par quartier est une très bonne chose.
Cela fait plus de 6 ans que je le demande, plus de 6 ans au cours desquels j’essaie de convaincre que les besoins d’un quartier à un autre ne sont pas identiques. Comme quoi, parfois cela a du bon de se répéter !
Concernant l’aménagement des cours d’écoles
Je soutiendrai tous les aménagements qui visent à végétaliser les cours d’écoles, les rendre plus conviviales, plus apaisées, à permettre des jeux plus variés pour les enfants.
Mais, à chaque fois que l’équipe municipale versera dans son idéologie radicale, stigmatisante, dans cette obsession de prêter des comportements sexistes à des enfants, alors je serai là pour rappeler ma désapprobation.
Les enseignants, et fort heureusement, n’attendent pas après une quelconque idéologie pour veiller avec bienveillance sur la mixité, l’égalité entre les enfants et la transmission des valeurs du vivre ensemble.
Dans aucune cour d’école de Besançon, des espaces sont accaparés par des enfants sans qu’aucun enseignant n’intervienne. Heureusement !
Pour conclure, je dirais qu’une ville amie des enfants, c’est aussi une ville qui se donne les moyens d’accueillir tous les enfants inscrits à la cantine scolaire, qu’une ville amie des enfants, c’est une ville qui prête attention aux conditions de travail des adultes qui encadrent les enfants, je pense aux animateurs périscolaires mal rémunérés et aux puéricultrices dans les crèches dont le conditions de travail seront dégradées au 1er janvier prochain.
Je note une fois encore une grande différence entre les discours et les actes des élus de cette majorité.
« Une police municipale en sous effectif, c’est moins de présence au quotidien devant les écoles, auprès des habitants ou des commerçants ! »
Intervention conseil municipal du 4 novembre 2021
Je suis ravi que Madame la Maire de Besançon s’intéresse enfin après 1 an et demi de mandat à sa police municipale.
Mais soyons concrets. La semaine du 1er au 7 novembre 2021, semaine de cette intervention au conseil municipal, sur l’ensemble des quartiers Planoise, St Claude, Orchamps et St Ferjeux entre 12h30 et 19h30, seuls 5 policiers municipaux étaient sur le terrain, 9 sur toute la ville !
Le samedi de cette semaine, jour de mariage, de manifestation et de forte activité commerciale, seuls 5 policiers municipaux étaient présents sur le terrain pour toute la ville entre 15h à 22h.
Le sous-effectif de notre police municipale est au détriment des Bisontins et de leur sécurité.
Cela signifie moins de présence de policiers municipaux sur le terrain, moins de présence aux sorties des écoles, moins de patrouilles auprès des commerçants, moins de relations avec les habitants.
Quant aux comparaisons, faisons-les sans les tronquer.
En déclarant que Besançon avait plus de policiers municipaux par habitant que Dijon, c’était omettre volontairement qu’à Dijon, d’ici 2023, les effectifs seront portés à 100 policiers municipaux, soit 6,3 policiers pour 10 000 habitants contre 5,9 à Besançon.
J’y ajouterais qu’à Dijon, les salaires y ont été revalorisés, sachant qu’ils étaient déjà plus élevés qu’à Besançon et que les policiers y sont armés.
Sur 10 villes de même strate qui entoure Besançon, entre 111 000 et 145 000 habitants, Besançon se classe 5ème en nombre de policiers par habitants avec 5,9 policiers. Ce sont 8,5 policiers pour 10 000 habitants à Orléans, 7,4 policiers à Metz et 5,5 à Limoges.
Le 27 octobre dernier, M. Poulin, adjoint aux finances de la ville de Besançon, déclarait sur l’antenne nationale de RMC à propos de la sécurité: « Aucune caméra ne remplace l’humain. Nous avons besoin de plus d’effectifs sur le terrain »
Les caméras de vidéo protection n’empêchent pas l’humain. Je pense que nous avons besoin et des caméras et de plus d’effectif.
Devant ces propos, je peux d’ores et déjà vous annoncer que notre groupe déposera un amendement au prochain budget visant au recrutement de policiers municipaux supplémentaires.
Etait-ce un propos de circonstance face aux médias ? Nous le verrons prochainement puisque nous attendons le soutien de M. Poulin, c’est à dire le passage des paroles aux actes.
« À Besançon, pour être informé, mieux vaut être abonné à l’Est Républicain qu’élu au conseil municipal »
Faute de réponses à nos questions en conseil municipal, les élus de la minorité auront droit à des communiqués de presse réponse de Madame la Maire de Besançon.
J’ai tenu à réagir devant cette nouvelle pratique inaugurée le jour du dernier conseil municipal, sans d’ailleurs que nous soyons destinataires en direct des réponses.
Je conseillerais d’ailleurs aux journalistes de préparer un cahier spécial pour qu’enfin les élus de la minorité puissent avoir les réponses à toutes leurs questions et un semblant de cap pour Besançon.
Je me rappelle m’être déjà plaint, en début de mandat, en disant qu’à Besançon, pour être informé, mieux valait être abonné à l’Est Républicain qu’élu au conseil municipal. Cette phrase n’a jamais été aussi vraie.
Voilà en tout cas une conception bien peu démocratique des relations avec les groupes de la minorité.
Ça frise l’irrespect, le déni de démocratie mais c’est finalement très confortable pour notre maire écologiste puisque ça évite de débattre du fond.



