« Madame la Maire, ce que nous demandons, c’est du respect »
Lancement des travaux de végétalisation de la place de la révolution, les élus d’opposition ne sont ni informés ni conviés à participer.
Visite de l’hôtel de ville durant les journées du patrimoine par « les élus », nous ne sommes en réalité pas informés, encore moins conviés à participer.
Réunion de quartier au centre-ville, nous n’étions pas informés non plus. Nous avons appris l’événement en ramassant au sol les flyers qui avaient été scotchés sur les portes d’immeubles (bonjour l’écologie !).
Voilà quelques exemples d’événements auxquels la Maire de Besançon n’a pas invité tous les élus. Cela fait 3 ans que nous lui demandons de corriger cette pratique assez irrespectueuse, sans que rien ne change.
C’est pourtant une simple question de respect, de respect des élus, de respect des personnes et de leur fonction…
Écoute et démocratie : « La municipalité de Besançon a encore beaucoup de progrès à faire »
Le 15 septembre dernier s’est tenue une réunion publique avec les habitants et les commerçants du quartier Battant.
Pour pouvoir s’exprimer, les participants étaient contraints de poser leurs questions par SMS ou de les écrire sur papier. Aucune prise de parole n’a été acceptée.
Quelle drôle de façon de pratiquer la démocratie participative !
Nous étions présents dans la salle avec ma collègue Nathalie Bouvet, et avons pu entendre le mécontentement des habitants devant cette « méthode ».
Comme cet habitant, qui voulait évoquer les problèmes de sécurité et à qui la Maire de Besançon a demandé de se taire, ou les commerçants du quartier à qui la parole n’a pas été donnée et dont la question envoyée par SMS n’a pas été évoquée, alors qu’ils souhaitaient échanger sur une proposition avec les habitants.
Et, comble du comble, quand un élu a eu des difficultés à comprendre une question et que l’auteur dans la salle a voulu la préciser, il a été sommé de se taire…
Pourquoi ne pas avoir permis aux habitants de prendre la parole librement ?
Bref, nous avons vécu ce soir-là un grand moment de démocratie participative.
Certes le budget participatif mis en place par la municipalité est une bonne idée. Mais en matière de démocratie participative et d’écoute des Bisontins, il y a encore beaucoup de progrès à faire.
Cantine Scolaire: « On ne peut pas laisser des centaines de familles dans l’insécurité à chaque rentrée scolaire »
A Besançon, au 4 septembre, jour de rentrée scolaire, 260 enfants étaient privés de cantine. 300 enfants au périscolaire.
De nombreux parents Bisontins ont vécu des situations stressantes, certains m’ont sollicité pour leur venir en aide, comme cette maman vivant seule, pleurant au téléphone sa détresse et sa crainte de perdre son travail ou ce chef d’entreprise soutenant une de ses salariés, avec la peur qu’elle démissionne.
Est-ce admissible, de recevoir un courrier le vendredi annonçant que son enfant n’est pas accepté le lundi à la cantine ?
Est-ce admissible que des enfants de 7 et 9 ans mangent seuls des sandwichs sur un banc dans la cour de leur école alors que leurs camarades se dirigent vers la cantine ?
On ne peut pas laisser des familles dans l’insécurité à chaque rentrée scolaire.
En 2014 quand j’alertais, on me répondait que la cantine pour tous était démagogique. Bilan, la ville de Besançon a pris du retard, beaucoup de retard.
Je souhaiterais qu’une fois pour toute, la collectivité tire des leçons et s’organise en fonction. Il est hors de question que nous revivions, rentrée après rentrée, des situations identiques.
Les élus de notre groupe Ensemble Bisontins demandent :
La fin de l’inscription en plusieurs étapes sur le portail famille. Elle est absurde et crée beaucoup de confusion pour les familles.
Que la ville donne l’assurance à une famille que lorsque son enfant est accepté à la cantine scolaire à la rentrée du CP, l’enfant le restera jusqu’à la fin du CM2. Il est très important de sécuriser les familles sur ce point et d’instituer cette règle.
D’institutionnaliser le fait que les fratries soient acceptées systématiquement dans leur ensemble.
Les familles dont les enfants ont été refusés à la cantine n’ont pas été accompagnées par la ville de Besançon. Nous souhaitons que la ville accompagne les familles, en lien avec les fédérations de parents d’élèves, les associations de quartier, pour organiser un réseau de parents volontaires, un réseau d’assistantes maternelles dédiées à l’accueil du midi.
En un mot, n’abandonnons pas les familles, seules, face à leurs difficultés !
Hommage rendu à la mémoire de Tahar Belhadj, représentant de la Grande Mosquée de Paris en Franche-Comté et en Alsace
J’ai tenu lors du conseil municipal, au nom du groupe des élus Ensemble Bisontins, à rendre hommage à la mémoire de Tahar Belhadj.
Tahar Belhadj était reconnu pour être un inlassable faiseur de liens entre les communautés. Il a beaucoup œuvré pour l’amitié entre les communautés juive et musulmane.
Besançon perd un grand humaniste et un combattant du vivre-ensemble.
Nous présentons à sa femme, à ses trois enfants et à ses proches, nos très sincères condoléances.
« Quel manque de reconnaissance pour les policiers municipaux bisontins ! »
Si à Besançon, ville de 120 000 habitants, la municipalité propose nouvellement aux policiers municipaux une indemnité de 40 euros bruts, cette indemnité s’élève à Auxonne, ville de 7000 habitants, à 280 euros.
Il nous paraissait normal que la rémunération des policiers municipaux prenne en compte la dangerosité de leurs missions. Le simple fait de porter un uniforme les expose.
Cette proposition à minima n’est pas sérieuse et démontre un manque de reconnaissance à l’égard du travail de nos policiers municipaux.
Je tiens à alerter à nouveau sur les conséquences du nouveau projet de service et sur les retours négatifs après quelques semaines de mise en œuvre.
Outre la perte de proximité avec les habitants, avec les commerçants, l’aspect social n’a pas été pris en compte. Sans création d’une brigade spécifique de nuit comme nous le suggérons, les conditions de travail des agents se détériorent, sans aucune contrepartie si ce n’est cette indemnité ridicule.
Ce manque de considération nous inquiète. Depuis l’élection de Madame Vignot, les effectifs de la police municipale à Besançon n’ont jamais été au complet. 18 postes sont vacants et les départs se multiplient. En 3 ans, 16 policiers municipaux ont démissionné, un 17ème est annoncé pour la fin de l’année.
Qui subit en premier lieu les conséquences de la baisse de qualité du service public municipal en matière de sécurité ? Évidemment, les Bisontins les plus fragiles.
« L’amateurisme de cette municipalité fait mal au porte-monnaie des Bisontins, il abime l’image de notre belle ville »
Avec cette majorité, il y a de quoi s’interroger sur l’utilité de certaines dépenses.
Par exemple, sur l’augmentation de 40 000 sur les crédits dédiés la communication, qui est une ligne budgétaire en hausse depuis le début du mandat d’Anne Vignot.
A la vue de la dernière vidéo polémique de la municipalité, dont on ne sait pas s’il faut rire ou pleurer face à tant de ridicule, il y a de quoi en douter (https://www.estrepublicain.fr/…/clip-municipal-sur-la…).
Ou encore, sur les 90 000 euros de dépenses supplémentaires aux frais du contribuable pour les revirements de la municipalité sur les sens de circulation rue Weiss, à Montrapon, et rue de la Basilique, à Saint-Ferjeux.
A titre de comparaison, 90 000 euros, c’est le coût annuel d’au moins 3 ou 4 postes d’animateurs périscolaires, soit la prise en charge d’au moins 30 ou 40 petits Bisontins.
Communiquer c’est bien, faire c’est mieux, mais ne rien faire ou défaire ça coûte cher !
Non seulement l’amateurisme de cette municipalité fait mal au porte-monnaie des Bisontins, mais de surcroit il abime l’image de notre belle ville.






