A Besançon, au 4 septembre, jour de rentrée scolaire, 260 enfants étaient privés de cantine. 300 enfants au périscolaire.
De nombreux parents Bisontins ont vécu des situations stressantes, certains m’ont sollicité pour leur venir en aide, comme cette maman vivant seule, pleurant au téléphone sa détresse et sa crainte de perdre son travail ou ce chef d’entreprise soutenant une de ses salariés, avec la peur qu’elle démissionne.
Est-ce admissible, de recevoir un courrier le vendredi annonçant que son enfant n’est pas accepté le lundi à la cantine ?
Est-ce admissible que des enfants de 7 et 9 ans mangent seuls des sandwichs sur un banc dans la cour de leur école alors que leurs camarades se dirigent vers la cantine ?
On ne peut pas laisser des familles dans l’insécurité à chaque rentrée scolaire.
En 2014 quand j’alertais, on me répondait que la cantine pour tous était démagogique. Bilan, la ville de Besançon a pris du retard, beaucoup de retard.
Je souhaiterais qu’une fois pour toute, la collectivité tire des leçons et s’organise en fonction. Il est hors de question que nous revivions, rentrée après rentrée, des situations identiques.
Les élus de notre groupe Ensemble Bisontins demandent :
La fin de l’inscription en plusieurs étapes sur le portail famille. Elle est absurde et crée beaucoup de confusion pour les familles.
Que la ville donne l’assurance à une famille que lorsque son enfant est accepté à la cantine scolaire à la rentrée du CP, l’enfant le restera jusqu’à la fin du CM2. Il est très important de sécuriser les familles sur ce point et d’instituer cette règle.
D’institutionnaliser le fait que les fratries soient acceptées systématiquement dans leur ensemble.
Les familles dont les enfants ont été refusés à la cantine n’ont pas été accompagnées par la ville de Besançon. Nous souhaitons que la ville accompagne les familles, en lien avec les fédérations de parents d’élèves, les associations de quartier, pour organiser un réseau de parents volontaires, un réseau d’assistantes maternelles dédiées à l’accueil du midi.
En un mot, n’abandonnons pas les familles, seules, face à leurs difficultés !