La décision de la maire écologiste de déprogrammer le philosophe et essayiste Raphaël Enthoven du festival littéraire « Livres dans la Boucle », en raison de ses prises de position sur Gaza, s’apparente à une atteinte au pluralisme d’opinion et à la liberté d’expression.
Céder à la pression d’un parti politique – en l’occurrence le parti communiste – pour exclure la participation d’un intellectuel à un événement culturel majeur constitue un inquiétant recul pour le débat démocratique à Besançon.
Faut-il comprendre que, dans notre ville, reconnue pour sa tradition d’ouverture, d’humanisme et d’attachement à la liberté d’expression, exprimer une opinion divergente de celle de la municipalité écologiste ou du parti communiste serait désormais prohibé ?
Cette décision, concomitante à celle de supprimer la possibilité pour les citoyens de publier des commentaires sur la page Facebook de la ville, illustre à quel point il est désormais difficile d’exprimer une opinion divergente de la majorité municipale sans subir censure et ostracisme.
Quelle tristesse pour l’image et les valeurs traditionnellement portées par la ville de Besançon.