Je soutiens pleinement l’arrêté municipal contre la mendicité agressive pris par le maire de Besançon. Personne ne peut nier la réalité des nuisances et de l’insécurité provoquées par les comportements agressifs de mendicité, par l’alcoolisation, les rixes et certains attroupements dans le centre-ville de Besançon.
Les Bisontines et les Bisontins ont droit à la tranquillité. Les commerçants ont droit de travailler sereinement. Les touristes, les familles, les femmes qui circulent seules ont le droit de ne pas être importunés, intimidés ou harcelés. Ce ne sont pas des exigences excessives : ce sont des libertés fondamentales.
Je déplore la réaction disproportionnée de l’opposition municipale. Il est indécent de dire que l’arrêté viserait les personnes en grande précarité. Il cible les comportements contraires à la loi que notre majorité refuse d’ignorer, de banaliser et d’excuser. Cet arrêté est mesuré, équilibré et fondé juridiquement. Dès lors, chacun pourra juger qui instrumentalise en réalité la pauvreté.
Je rappelle que l’action sociale de la Ville et du CCAS est indispensable et qu’elle sera bien évidemment poursuivie. Mais elle ne dispense personne du respect des règles communes. L’action sociale et le respect des lois sont indissociables.
La gauche et l’extrême gauche bisontines témoignent d’une conception fort inquiétante du respect des lois et de l’Etat de droit. Protéger les plus fragiles ne signifie pas tolérer des comportements répréhensibles.
Exiger le respect de la loi n’a rien d’excessif. C’est au contraire la condition d’un espace public plus apaisé, garant des libertés de chacun et fidèle à nos principes républicains de liberté, d’égalité et de fraternité.