Quelle politique de stationnement à Besançon ?

Si l’augmentation de l’amende pour défaut de paiement de stationnement a fait les gros titres de la presse locale, le véritable sujet de fond est davantage la façon dont on appréhende le stationnement car de cette vision dépend notamment l’attractivité et la dynamique commerciale de la ville.

71% des foyers bisontins possèdent une voiture. Le commerce bisontin dans son ensemble, les commerces du centre-ville en particulier, ne peuvent pas se priver de 71% des foyers bisontins.

   Je crois davantage à l’incitation qu’à la contrainte, à une politique qui donne envie d’aller faire ses achats en centre-ville, quel que soit son mode de transport.

Cela ne signifie pas qu’il faille encourager à se rendre au centre-ville en voiture, simplement dire que tout le monde est bienvenu au centre-ville y compris les personnes qui circulent en voiture, ce qui n’est pas véritablement le ressenti actuel.

Si le stationnement payant permet effectivement de lutter contre les voitures ventouses et permet une plus grande rotation des véhicules, il est possible de conserver une offre de stationnement gratuite tout en luttant contre ces phénomènes en la restreignant à certains horaires ou pour une certaine durée.

Voici les propositions que j’ai portées pour le groupe MoDem au conseil municipal du 7 décembre 2017 qui permettent à la fois d’inciter à se rendre au centre-ville sans pour autant exclure les automobilistes :

Expérimenter sur une période de test la gratuité totale de tous les transports en commun la journée du samedi, en mesurer l’impact sur le flux automobile source de pollution, sur la fréquentation et la dynamique commerciale des commerces bisontins.

Adapter l’offre et la limitation de la durée maximale de stationnement aux types de commerces environnants
A proximité d’un salon de coiffure pour femme par exemple, limiter la durée maximale de stationnement à 1h30 est trop juste et n’incite pas s’y rendre. L’exemple Place Flore.

Expérimenter l’extension à 1h30 de la gratuité du parking Chamars et Saint-Paul la journée du samedi.

Expérimenter la gratuité des parkings payants du centre-ville entre 12h30 et 14h.

   Ces mesures ont un coût j’en conviens. Mais c’est aussi le coût du dynamisme économique et de la vitalité de notre ville. Notez qu’elles ont un coût uniquement si on considère le stationnement comme une rentrée budgétaire et non comme une politique incitative de développement.

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