Dimanche 24 avril aura lieu un choix absolument crucial pour l’avenir de notre pays, pour l’avenir de Besançon et des Bisontins.
Les lectures des programmes de Madame Le Pen m’ont toujours inquiété. Celui-ci particulièrement.
J’ai fait le choix sans être exhaustif d’émettre des hypothèses dont les conséquences m’apparaissent désastreuses pour Besançon et les Bisontins.
J’ai tenu à illustrer sans être exhaustif les conséquences concrètes d’une sortie de l’Europe, d’une remise en cause des accords Schengen, d’un programme non financé sur notre développement économique, sur la compétitivité, l’innovation et la création d’emplois, sur nos projets, sur l’investissement public et de l’action sociale, sur notre université.
La remise en cause de l’Union Européenne : un impact sur la compétitivité, l’innovation et la création d’emplois dans notre territoire ?
Si le programme de la candidate d’extrême droite ne propose plus ouvertement la sortie de l’Union européenne, ses propositions restent incompatibles avec les traités européens.
L’union européenne participe activement au financement des projets sur le territoire de Besançon.
Ces dernières années, l’Union Européenne a financé pour plus de 12 millions d’euros de projets de la communauté urbaine du Grand Besançon Métropole et de la Ville de Besançon.
La Grande Bibliothèque d’agglomération sur le site Saint-Jacques, la maison de services publics à Planoise, la ligne de bus L3 entre le centre-ville et Temis, Le terrain de football synthétique au complexe sportif des Orchamps… Tous ces projets ont pu se réaliser grâce au soutien financier de l’Union Européenne.
Le pôle d’innovation Temis qui accueille 4 000 emplois directs à Besançon aurait-il autant de succès ? Depuis sa création en 2000, l’Europe a investi plusieurs dizaines de millions d’euros.
Quelles relations avec la Suisse et quelles conséquences économiques pour notre département ?
La remise en cause des accords de Schengen (libre circulation des biens et des personnes) proposée par Mme le Pen menacerait nos relations avec la Suisse.
23 000 habitants du Doubs traversent pourtant chaque jour la frontière pour aller travailler en Suisse.
A l’heure où le Grand Besançon porte le projet d’achèvement du contournement Ouest de Besançon sur la RN57, axe Européen nous reliant à nos voisins helvètes, l’Etat continuerait-il à financer ce projet d’ouverture vers l’étranger ?
La baisse de l’investissement public et de l’action sociale dans les quartiers prioritaires de Besançon ?
La candidate d’extrême-droite propose de supprimer les moyens dédiés à la politique de la Ville pour les réorienter vers d’autres missions.
Sans ces crédits, le renouvellement urbain du quartier de Planoise à hauteur de 180 millions d’euros partagés avec l’Etat pour déconstruire et reconstruire le quartier pourrait-il se poursuivre ?
De même, la démolition et la reconstruction de l’école Bourgogne, votée au dernier conseil municipal du 7 avril et financée à hauteur de 3,25 millions d’euros par l’Etat, afin de permettre aux écoliers de Planoise d’étudier dans de bonnes conditions, ne se ferait-il ?
L’Etat continuerait-il de financer à hauteur de 1,8 millions d’euros octroyée en décembre dernier, la rénovation des écoles maternelles Kennedy, Kergomard et Bouloche, les équipements informatiques, la rénovation du gymnase Diderot ou les subventions aux associations qui animent Vital’été ?
Des conséquences économiques pour Besançon ?
Mme Le Pen a fortement critiqué la politique économique de M. Macron.
Pourtant, dans le secteur de Besançon le chômage est passé de 7,9% à 6,4% entre 2017 et 2022, soit le niveau d’avant la crise économique de 2008. Les créations d’entreprises sont passées de 835 en 2016 à 1549 en 2021.
Doit-on en conclure la fin du Plan de Relance lancé par le gouvernement pour relancer l’économie et répondre aux enjeux économiques ?
L’Etat a soutenu, via le plan de relance, les entreprises AMTE, Bourgeois, Grupo Antolin, Datc Europe, Createmps, BR Microtop, Scoder, Groupe IMI… pour près de 3 millions d’euros.
L’industrie est un secteur essentiel de l’activité économique dans le Doubs ! Est-on prêt à stopper cette dynamique ?
La modernisation et le rayonnement de notre université menacés ?
Le plan France Relance soutien le projet de transformation du Campus de la Bouloie à hauteur de 17 millions d’euros.
Le Centre de Linguistique Appliqué (CLA) de Besançon, accueille chaque année environ 4 000 étudiants et stagiaires internationaux qui viennent bénéficier d’un apprentissage de la langue française. De réputation internationale, il est un atout pour l’attractivité de Besançon.
Quelles seraient la politique d’accueil des étudiants étrangers sous Mme Le Pen ?
Evidemment, je n’ai aucune envie de vérifier ces hypothèses.
J’ai toujours combattu, sans ambiguïté, les idées d’extrême droite. Je continuerai à m’y opposer.