« Tenir compte du critère géographique pour maximiser les chances de nos étudiants »
J’ai interpellé la Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, Sylvie Retailleau, sur la plateforme Parcoursup.
En 2018, la plateforme Parcoursup, destinée à gérer les vœux d’affectation des futurs étudiants a permis de mettre fin, et heureusement, à l’inacceptable recours au hasard du tirage au sort pour départager les candidats à l’entrée des Universités.
J’ai souhaité attirer l’attention de la Ministre sur les critères géographiques pour les formations sélectives.
En effet, en BTS, Bachelor Universitaire de Technologie (BUT) ou Institut de Formation en Soins Infirmiers (IFSI) par exemple, il n’y a pas de critère géographique donc pas de zone de recrutement prioritaire. Les élèves peuvent postuler partout où ils le souhaitent.
Au grès des choix et des priorités, on peut alors se retrouver dans des situations où des étudiants sont affectés dans des établissements très éloignés de leur domicile alors qu’une même formation se situe à proximité.
Cela représente une source de dépenses financières importantes pour les parents et pour les étudiants. C’est également une grande source d’inégalité entre les familles.
Autre problématique, le sujet de l’ancrage territorial des étudiants diplômés en rapport aux besoins des territoires où se situent ces formations.
À Besançon, plus de la moitié des étudiants en soins infirmiers sont originaires de la moitié sud de la France.
En Bourgogne-Franche-Comté, sur les 900 étudiants qui obtiennent leur diplôme d’État d’infirmier, seuls 300 nouveaux diplômés exercent ensuite dans la région.

