Tourisme

Office de tourisme : l’échec de la méthode Vignot

Anne Vignot, en quelques jours, a pu constater que pour être Présidente du Grand Besançon, il ne lui suffit pas de vouloir imposer sa politique. La concertation avec les élus et les acteurs impliqués reste indispensable.

Après avoir été mise en minorité au Bureau du Grand Besançon à propos du projet de Grande Bibliothèque, Madame Vignot annonce sa démission de la Présidence de l’Office du Tourisme, suite au rejet de ses propositions.

Article Est Républicain (20/03/2021) : https://c.estrepublicain.fr/politique/2021/03/20/office-de-tourisme-anne-vignot-va-demissionner-de-son-poste-de-presidente

Le passage en régie de l’Office de Tourisme, proposé par Madame Vignot, allait exclure les professionnels. Aussi, il n’était pas imaginable de déconstruire l’actuel office de tourisme, sans avoir au préalable défini le contour d’une agence d’attractivité qui devrait le remplacer.

Les élus MoDem et LREM du Grand Besançon portent la création d’une véritable Agence d’Attractivité, outil indispensable au développement de notre territoire, de notre université, de notre économie, du tourisme, de la culture, du sport et de l’environnement.

Karima ROCHDI: « Madame Vignot est en train d’expérimenter cette réalité incontournable : on ne gouverne pas la Ville de Besançon et la Communauté Urbaine, comme on dirige un parti politique ou un groupe de militants qui pensent tous la même chose ! »

Laurent CROIZIER: « La méconnaissance des dossiers, l’impréparation, la volonté de tout vouloir imposer mènent à l’échec Madame Vignot et, ce qui est plus grave, mènent à l ‘échec notre communauté urbaine.

Madame Vignot contrariée démissionne de l’office de tourisme. Comment réagira-t-elle lorsque l’assemblée communautaire, conformément au projet de territoire unanimement approuvé en 2019, votera contre son avis en faveur de la Grande Bibliothèque et de la mise à 2 x 2 voies entre Micropolis et Beure de la RN57 ? »

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Agence

« Faire du surplace comme nous le faisons aujourd’hui, c’est déjà reculer et c’est une faute ! »

Débat d’orientations budgétaires Grand Besançon Métropole 2021

La relance de notre territoire dépend pour partie de nos choix, de l’ambition que nous lui portons et des projets que nous concrétiserons.

La bonne gestion financière des années précédentes nous donne aujourd’hui des marges de manœuvres pour investir davantage ! Une attitude défensive ou trop prudente serait un mauvais choix.

En juillet dernier, j’attirais l’attention de Madame Vignot sur le risque de déclassement de Besançon et l’enjeu à affirmer notre place centrale régionale en matière politique mais aussi en matière économique.

Sur ce sujet, je reste fondamentalement déçu. Je ne peux pas me contenter de la formule « faire territoire » chère à Madame Vignot. D’une formule creuse, on ne fait pas la politique d’une communauté urbaine de 200 000 habitants.

Pour porter des projets, il faut des outils efficaces.

Il y a 3 ans, j’appelais à nous doter d’une agence d’attractivité qui assoit notre marque de territoire en pilotant de façon transversale l’attractivité économique, touristique, culturelle, sportive et résidentielle.

Pour cela, il faut de la méthode. On ne peut pas chercher à déconstruire l’office du tourisme, sans avoir défini le moindre contour de ce par quoi le Grand Besançon souhaite le remplacer et sans en informer les élus et les acteurs économiques.

Faire du surplace ou passer son temps à déconstruire, c’est déjà reculer et c’est une faute ! »

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Francesuisse

« Moderniser nos voies de communication pour consolider nos échanges avec la Suisse relève d’un choix de raison »

Réunion de préfiguration de l’association des liaisons transfrontalières Grand Besançon Doubs Suisse où je représentais le député européen Christophe GRUDLER, retenu par ses obligations.

La future association prend le sujet des relations transfrontalières par les bons angles :

  • Dans sa dimension métropolitaine et européenne
  • Dans sa dimension économique, sociale et environnementale
  • Dans une dimension transpartisane

Moderniser nos voies de communication pour consolider et fluidifier nos échanges avec la Suisse ne relève pas d’un choix politique mais bien d’un choix de raison.

Grand Besançon a tout à gagner dans le domaine économique, universitaire, culturel, touristique…

Rappelons qu’en en juin 2020, on dénombrait plus de 38 000 travailleurs frontaliers en Bourgogne Franche Comté dont plus de 7 sur 10 résident dans le département du Doubs.
6 000 étudiants français suivent leur cursus en Suisse et 3 000 étudiants suisses en France.
En matière économique, la Suisse est le 3ème partenaire commercial de l’UE, la France le 3ème marché de la Suisse.

Pour tous ces échanges, les hommes ont besoin de voies de communication.
Besançon ne peut pas être le point noir de cette route nationale 57 qui s’inscrit dans l’itinéraire européen E23 entre le Luxembourg et la Suisse.

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