Accueil de réfugiés Afghans à Besançon: « la récupération politicienne déplacée des écologistes »
Les Ecologistes auraient donc avoir une meilleure appréciation de la complexité de la situation politique en Afghanistan et du risque terroriste depuis le bureau de la Maire de Besançon qu’au Ministère des affaires étrangères et à l’Ambassade de France à Kaboul.
Après une orchestration politicienne des maires écologistes par tweet, chacun jugera de la forme, l’annonce aujourd’hui d’une nouvelle manifestation à Besançon organisée par EELV et La France Insoumise pour dénoncer dans des termes très excessifs et caricaturaux les contrôles élémentaires effectués par l’Etat.
Je cite : « Frontières verrouillées, visas refusés, tri entre “bons” et “mauvais” réfugiés, sélection arbitraire. Ainsi, au nom de l’État français, en notre nom, (Emmanuel Macron) décrète que les Afghan.e.s peuvent crever dans le silence de son indifférence… »
https://c.estrepublicain.fr/politique/2021/08/24/afghanistan-un-rassemblement-solidaire-annonce-ce-mercredi-a-besancon
Heureusement, l’humanisme n’a pas de couleur politique. La position de la France est d’une parfaite dignité et dans la droite ligne de nos principes humanistes.
N’est-il pas normal qu’un État souverain contrôle les flux migratoires sur son territoire et s’assure que les réfugiés qu’elle accueille ne présentent pas un risque pour la sécurité des Français ?
En soutien au peuple Afghan, à ceux qui ont aidé les forces françaises depuis 20 ans et aux femmes afghanes, je suis favorable à l’accueil de familles de réfugiés en fonction de ce que nous sommes en capacité d’accueillir dignement.
Cela ne doit pas nous interdire d’être vigilants sur le risque terroriste lié au régime Talibans.
La politique étrangère et l’accueil des réfugiés restent de la compétence de l’Etat qui est le seul à posséder à la fois une vision globale et fine du contexte, des risques politiques en Afghanistan et de la solidarité à l’échelle européenne et mondiale.
L’humilité voudrait qu’une situation internationale aussi grave et complexe dépasse les caricatures d’une gauche radicale écologiste en pleine période de campagne interne pré-présidentielle. Naïveté, cynisme ou opportunisme politicien ? Chacun en jugera.

