Heureux d’avoir participé à la Sainte-Barbe de Pouilley-les-Vignes, moment traditionnel ancrée dans l’histoire de la profession, qui célèbre la sainte patronne des pompiers.
Je tenais à leur dire merci pour leur engagement au service de la sécurité des habitants, par tous les temps et tous les risques !
Les pompiers sont nos soldats du feu, mais ils ont aussi pour mission de porter secours d’urgence aux personnes, d’assurer la gestion des accidents de la circulation, des risques industriels et pollution, de la protection des animaux, de la gestion des catastrophes comme les inondations.
Pour les professionnels, c’est bien souvent un métier passion. Pour les volontaires, c’est un engagement qui vient s’ajouter au travail et à la vie de famille.
Mes remerciements à l’adjudant-chef Gérald Binetruy, chef du centre d’incendie et de secours de Pouilley-les-Vignes et à la sergente-cheffe Sarah Noir, présidente de l’association des sapeurs-pompiers de Pouilley-les-Vignes, pour leur invitation.
Quand un responsable politique ment publiquement, la vérité finit toujours par remonter à la surface, d’une façon ou d’une autre…
Dans une longue explication dans les colonnes de l’Est Républicain, Anne Vignot tente de contredire mes informations factuelles et vérifiables selon lesquelles elle n’a déposé aucun dossier de demande de financement auprès de l’État pour l’installation de caméras de vidéoprotection.
Madame Vignot avait en effet rapporté dans une émission de France 5 ( à retrouver ici : https://urlr.me/G5b9Sx ), que le ministre de l’Intérieur n’avait pas respecté son engagement de financer 5 caméras de vidéo-protection pour Besançon.
Des lignes et des lignes de justification… pour finalement se prendre les pieds dans le tapis et confirmer qu’elle avait menti à la télévision nationale.
Elle déclare : « Les dossiers de financement sont déposés une fois les caméras installées. Pour installer des caméras, il faut avoir réalisé des études de faisabilité, puis engager des travaux, puis obtenir une autorisation préalable de la Préfecture. Cette longue procédure est en cours actuellement. ».
Mes informations étaient donc justes, Anne Vignot n’a pas pu se voir refuser le financement de l’État, puisqu’elle n’a déposé aucun dossier de demande.
Mais peut-être a-t-elle lu dans sa boule de cristal que la future réponse à sa future demande serait négative…
Au-delà de la polémique politicienne provoquée par la maire de Besançon, j’appelle la municipalité à affronter la réalité, à écouter les habitants et à changer de braquet en matière de politique de sécurité.
Si toutefois Madame Vignot finissait par déposer un dossier d’aide financière au titre du FIPDR (fonds interministériel de prévention de la délinquance et de la radicalisation), je suis à sa disposition pour l’accompagner et soutenir la demande de la ville de Besançon auprès des services de l’État.
Je suis abasourdi par les propos de Madame Vignot dans l’émission “C Dans l’Air” diffusée sur France 5, le 4 janvier 2025, affirmant que l’État n’avait pas financé l’installation des 5 caméras de vidéoprotection demandées par la ville de Besançon.
Elle met ainsi en cause la parole du ministre de l’Intérieur de l’époque, qui s’était engagé en février 2024, lors d’un déplacement à Besançon, à financer 50 nouvelles caméras de vidéoprotection pour notre ville.
Tout le monde se souvient de la vive passe d’armes entre le ministre de l’intérieur Gérald Darmanin et la maire de Besançon lors de sa visite à Besançon, refusant la proposition des 50 caméras devant des habitants du quartier Planoise acquis à la proposition du ministre.
Après vérification, la réalité est qu’aucun dossier n’a été déposé auprès des services de l’État en 2024 pour ces 5 caméras. C’est factuel et vérifiable.
Le double discours d’Anne Vignot et ses arrangements troublants avec la réalité interpellent.
La réalité, est que la maire écologiste de Besançon refuse par idéologie de s’engager pleinement en faveur de la sécurité des Bisontins.
La réalité, est que depuis 4 ans, j’appelle la municipalité à sortir du laxisme et changer de braquet en matière de politique de sécurité.
Nos propositions sont systématiquement repoussées :
– Mener un plan ambitieux d’installation de caméras de vidéoprotection aux endroits clés, aux entrées et aux sorties de ville et dans les zones sensibles, pour mieux lutter contre les incivilités, la délinquance et la criminalité
– Recruter les 16 policiers municipaux manquants depuis 2020
– Armer la police municipale
– Créer une brigade de soirée au sein de la police municipale au service des bisontins
Avant 2020, la police municipale sécurisait la traversée du boulevard Blum pour les 470 élèves du collège Notre-Dame allant célébrer Noël.
Depuis l’élection de cette majorité, la demande a systématiquement été refusée par l’adjoint à la sécurité.
Les professeurs, les parents d’élèves, la direction ont pourtant simplement besoin du soutien de quelques policiers municipaux pour une quinzaine de minutes à l’aller puis au retour.
Alors qu’elle a d’autres missions plus importantes à effectuer, je suis contraint, depuis 3 ans, de solliciter l’intervention de la Police nationale pour une tâche qui relève pourtant de la compétence de la police municipale !
Je remercie la police nationale d’avoir toujours répondu présente.
Compte tenu du danger, cette décision de l’équipe Vignot est difficilement compréhensible. Elle l’est d’autant plus après la lecture de la réponse de l’adjoint : « je ne peux répondre favorablement à votre demande. Les effectifs de police municipale ne peuvent se concentrer sur un seul établissement car ils doivent pourvoir intervenir pour des situations urgentes en cas de besoin. ».
A l’écoute des propos d’autres élus, je crains, en réalité, d’une décision non assumée, en raison du statut privé du collège Notre-Dame.
Assurer la sécurité d’enfants, c’est pourtant bien servir l’intérêt général !
Cette majorité municipale sert-elle, d’ailleurs, l’intérêt général ?