Le décès tragique d’un jeune de 19 ans, victime d’un chauffard sous l’emprise du protoxyde d’azote le 1er novembre dernier à Lille, a provoqué une vive émotion et rappelé l’urgence d’agir face à ce fléau de plus en plus récurrent.
Suite à ce drame, la ministre déléguée auprès du ministre de l’Intérieur, Marie-Pierre Vedrenne, a réuni, le 19 novembre 2025, un groupe restreint de parlementaires et d’élus locaux engagés sur ce sujet afin d’évaluer précisément la situation et de recueillir des propositions.
Le drame de Lille ne doit pas rester un fait divers. Il doit être le point de bascule qui conduit à des actions fortes, rapides et durables.
Je remercie la ministre pour son invitation à la mobilisation. L’usage détourné du protoxyde d’azote a pris une ampleur préoccupante, touchant désormais de nombreux jeunes et provoquant d’importantes conséquences sanitaires et sociales.
Inhaler du protoxyde d’azote n’est pas anodin. Ce composé est un poison aux effets neurologiques potentiellement dévastateurs, pouvant provoquer des séquelles irréversibles même chez les consommateurs occasionnels.
Ce gaz est également dangereux pour le climat : Son pouvoir de réchauffement est 300 fois supérieur à celui du dioxyde de carbone. Et comme aucune filière de traitement n’existe, ce sont les collectivités qui paient la facture : des dizaines de milliers d’euros engloutis chaque année.
À Besançon, ce ne sont pas moins de 100 à 150 bonbonnes ramassées chaque mois sur la voie publique.
Face à ces constats, j’ai insisté auprès de la ministre sur la nécessité de définir un cadre législatif strict combinant prévention, répression et responsabilisation.
Il y a urgence à sensibiliser les jeunes et les familles, à renforcer les sanctions à l’égard des vendeurs et des consommateurs, à réserver l’usage de grosses bonbonnes aux seuls professionnels, notamment en réglementant la vente sur les plateformes internet et à mettre en place une véritable filière de traitement et de recyclage.
Aujourd’hui, près de 6 millions de nos concitoyens n’ont pas de médecin traitant.
Derrière ce chiffre alarmant, des Français qui renoncent à se soigner, des familles, des enfants, des personnes âgées, des malades chroniques au suivi de santé aléatoire.
Lors de l’examen du projet de loi de financement de la sécurité sociale, j’ai appelé au décloisonnement entre professionnels de santé, à des formes d’organisation plus souples, plus collaboratives. Nous devons favoriser le partage et la reconnaissance des compétences entre les professionnels de santé.
L’amendement déposé et adopté propose d’élargir, à titre expérimental pour une durée de trois ans et sur trois régions caractérisées par une offre de soins particulièrement insuffisante, la notion de médecin traitant à celle d’équipe de soins traitante.
L’État peut autoriser les assurés à désigner une équipe de soins traitante qui assure une mission de prévention, de suivi et de recours. La désignation d’une équipe de soins traitante est réputée emporter les mêmes règles que celles d’un médecin traitant au sens de l’article L.162-5-3 du code de la sécurité sociale.
Ces équipes sont notamment composées d’un médecin, d’un infirmier en pratique avancée ou le cas échéant d’un infirmier, d’un pharmacien et d’un assistant médical.
Je tiens à vous sensibiliser sur la collecte de fonds destinée à donner accès à des enfants à des dispositifs médicaux sur mesure très couteux.
Cette campagne de financement soutient la fabrication de ces dispositifs par la start-up bisontine Ennoïa, en partenariat avec l’Association pour les porteurs de fentes faciales et leurs parents (APFFP) et le Professeur Picard de l’hôpital Necker–Enfants Malades.
Chaque année, près d’une cinquantaine d’enfants naissent en France avec des fentes faciales, une anomalie qui affecte la croissance du visage et complique l’alimentation, la parole ou la respiration.
Pour ces enfants, un dispositif médical sur-mesure est indispensable à leur reconstruction. Mais son coût, 6 000 euros, reste un obstacle pour de nombreuses familles.
L’objectif de cette collecte est de financer ces implants pour une cinquantaine d’enfants chaque année, afin de leur offrir la prise en charge la plus adaptée et de leur redonner sourire et confiance.
Chaque euro, chaque partage compte.
Merci pour votre solidarité et votre générosité pour cette cause humaine.Rendez-vous sur Ulule pour découvrir le projet et soutenir la collecte : https://fr.ulule.com/collecte-ennoia-apffp/